Catherine
Gaillard-Sarron
Écrivaine, nouvelliste et poétesse.
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En équilibre au-dessus du néant, je marche sur le fil du monde, la conscience est mon balancier…
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Bienveillance patriarcale
Les femmes battues par les hommes,
pour ne pas périr sous leurs coups,
n’ont d’autres options, hormis la fuite,
que le suicide ou l’homicide.
Prédateur ordinaire
Si pour toute agression
On conseille aux témoins
De ne pas intervenir
De ne pas s’interposer,
Le viol est le seul cas,
Où, lors d’une agression,
On reproche à la femme
Son inertie forcée.
Viol de nuit
Pourtant, quand vient la nuit,
il trompe sa confiance
et, sans son consentement,
la sédate et la viole.
Elle a confiance en lui,
mais il la vend sur Internet,
la livre à d’autres mâles,
obscènes, comme lui.
Conjoint-araignée
Elle voulait un mari
Travailleur et gentil
Un bon petit mari
Comme en rêvent les filles,
Mais son homme est sanguin
Et cogne pour un rien
Levant souvent la main
Sur elle et les gamins
Casser le moule
Les femmes ne sont pas libres
Et ne font pas ce qu’elles veulent,
On les pousse à enfanter,
Puis on les culpabilise,
D’être de mauvaises mères,
De n’être plus assez minces ;
Meilleurs vœux pour 2026!
Savourons la vie et répétons-nous, à l’instar de Bashô : « Comme il est admirable, celui qui ne pense pas : La vie est éphémère en voyant l’éclair. »









