Poèmes d’amour inédits

Poèmes d’amour inédits

Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction.

Antoine de Saint-Exupéry

Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur est toujours conditionnel. Jean Cocteau

 S’il n’y avait pas quelqu’un qui aime, le soleil s’éteindrait. 

Vous voulez la paix : créez l’amour.

Victor Hugo

Belle lecture

Il n’y a que l’amour

 

Il n’y a que l’amour

Qui me fait exister

Il n’y a que l’amour

Dont je veux témoigner

L’amour qui me soulève

L’amour dont chacun rêve

 

Il n’y a que l’amour

Qui me porte et m’emporte

Il n’y a que l’amour

Car rien d’autre n’importe

L’amour qui me soutient

L’amour qui me revient

 

Il n’y a que l’amour

Qui m’inspire et rayonne

Il n’y a que l’amour

Qui comprend et pardonne

L’amour qui tout anime

L’amour qui m’illumine

 

Il n’y a que l’amour

Qui me fait exister

Il n’y a que l’amour

Dont je veux témoigner

Car Lui seul est Vivant

Et me maintient vivante.

 

© Catherine Gaillard-Sarron 16.6.14

 

Rien que l’amour

 

Rien de plus beau !

Rien de plus grand !

Rien de plus précieux !

De plus vital

De plus fort !

Rien de plus important

Que l’Amour !

 

L’amour qui éveille

L’amour qui émerveille

L’amour qui réunit

Qui unit

Qui sacre !

L’amour qui consacre

Et couronne une vie !

 

Rien de plus beau

Rien de plus grand

Que l’Amour qui éclaire

Qui réchauffe les cœurs

Elève les âmes

Et pacifie le monde !

 

Rien !

Il n’y a rien !

De plus beau et de plus grand

Que l’Amour que tu me donnes

Et qui fait battre mon cœur.

 

 

© Catherine Gaillard-Sarron 27.01.19

 

Lui

 

Il sait quand je vais bien

Il sent quand je vais mal

Il m’aime

Il connaît mes pensées

Partage mes idées

Il m’aime

Il sait me tenir tête

Se fâche quelquefois

Il m’aime

Il cuisine pour moi

M’encourage à écrire

Il m’aime

Il est attentionné

M’offre souvent des roses

Je l’aime

Lui, l’homme de ma vie,

Mon amant, mon ami,

Le seul que j’ai aimé

Le seul qui sait m’aimer…

 

© Catherine Gaillard-Sarron 16.3.09

 

Toi et moi

 

Toi et moi

Pour la vie tout entière

Unis contre le vent

Unis contre le temps

Doigts d’une même main

Solidaires et liés

Face à l’adversité.

 

Toi et moi

Entiers et non moitiés

Qui avançons ensemble

Et partageons, conjoints,

La même aspiration

La même direction

Les mêmes émotions.

 

Toi et moi

Ailes d’un même oiseau

Qui vole et nous emporte

Plus loin que l’horizon

Plus loin que la passion

Là où le temps n’est plus

Là où vibre l’amour…

 

 

© Catherine Gaillard-Sarron 24.1.19

 

Inexplicable

 

Je l’ai dit et redit,

Mais que veux-tu,

Je t’aime !

À tes côtés je vis

Et je grandis

Et je vieillis !

Je suis heureuse.

 

Je t’aime simplement,

Aussi fort que tu m’aimes

Et c’est inexplicable,

Autant que cet amour

Qui éclaire ma vie,

Cette infinie tendresse

Qui me porte et me berce,

Cette indicible force

Qui nous maintient vivants.

 

Je l’ai dit et redit,

Mais que veux-tu,

Je t’aime…

 

© Catherine Gaillard-Sarron 26.6.18

 

Qu’il est bon de vivre avec toi

 

Me réveiller chaque matin

Et me dire,

En contemplant le jour,

Qu’il est bon d’être au monde !

 

Sentir ton corps tout contre moi

Et me dire,

En voyant ton sourire,

Qu’il est bon d’être aimée !

 

Marcher sereine dans le vent

Et me dire,

Devant l’immensité,

Qu’il est bon d’être libre !

 

Embrasser mes petites-filles

Et me dire,

Le cœur vibrant d’amour,

Qu’il est bon de vieillir !

 

Écrire et partager ta vie

Et me dire,

Chaque jour que Dieu fait,

Qu’il est bon d’être au monde

Et de vivre avec toi…

 

 

© Catherine Gaillard-Sarron 23.1.19

 

Ton cœur est dans ton regard…

Quand tes yeux se posent sur moi

Je m’anime et deviens vivante

Car ton cœur est dans ton regard

Et ton regard est dans ton cœur

 

Sous le faisceau de tes iris

Où pulse ton amour pour moi

Je m’épanouis et m’ouvre au monde

Emplie de la joie d’être aimée

 

Tout entière tu me contemples

Avec mes rides et mes défauts

Magnifiant par ta dilection

Les flétrissures de la chair

 

Qu’importent le temps et les ans

Qui passent et outragent les corps

Quand dans tes yeux, comme à vingt ans,

Je reste celle que tu aimes

 

Tes yeux qui battent dans les miens

La mesure de notre harmonie !

Tes yeux où palpite ton cœur

En résonance avec le mien !

 

Quand tes yeux se posent sur moi

Et discernent jusqu’à mon âme

Je tremble devant cet amour

Qui fait de toi mon âme sœur.

 

Qu’importent le temps et les ans

Qui usent et flétrissent la chair

Car tu me vois avec le cœur

Et tu me touches avec les yeux..

 

© Catherine Gaillard-Sarron 14.2.18

Rester “Hu-main”

 

Dans ce monde où tout s’accélère

Ce monde où tout change et s’altère

Dans ce monde où pour s’imposer

Il faut être vu et gagner

 

Tenir ta main et oublier

Qu’en ce monde je ne suis rien

Tenir ta main et exister

Dans le nôtre grâce à ce lien

Face aux diktats d’indépendance

Aux injonctions de performances

Face aux réseaux et à Tinder

De notre époque les chimères

 

Sentir ta main et reconnaître

Que ce monde n’est pas pour moi

Sentir ta main et disparaître

Dans celui que tu crées pour moi

Entre le devoir de jouissance

Et la désolation des cœurs

Entre l’exigence du bonheur

Et nos multiples défaillances

 

Prendre ta main et la poser

Sur mon corps qui se donne à toi 

Prendre ma main et la poser

Sur ton corps qui se donne à moi 

 

Devant le culte de l’ego

Et la déshumanisation

Devant le sexe trois zéro

Et la ruine des relations

 

Maintenir ma main sur la tienne

En y mettant tout mon amour

La maintenir quoi qu’il advienne

En avançant au jour le jour

Face au progrès et aux robots

Qui demain chasseront l’humain

Face au travail et au chaos

Que provoquera son déclin

 

Prendre ta main et contempler

Ton âme danser dans tes yeux

Prendre ta main et mesurer

Combien l’être humain est précieux

Dans ce monde d’indifférence

De solitude et de souffrance

Dans ce monde d’intolérance

Où chacun se meurt en silence

 

Arrimer ma main à la tienne

Pour le meilleur et pour le pire

Et la tenir quoi qu’il advienne

Car en l’Hu-Main est l’avenir…

 

© Catherine Gaillard-Sarron 11.5.18

 

Extra-Aimant

 

Il n’y a pas sur terre

Un homme plus aimant,

D’ailleurs pour tout vous dire

Cela m’importe peu,

J’aime celui que j’ai

Et n’en cherche pas d’autres.

 

Cet homme est formidable

Malgré quelques défauts

Et cela me réjouit,

Car s’il n’en avait pas

Il serait trop parfait,

Ce que je ne suis pas…

 

Il me connaît si bien,

Prends si bien soin de moi.

Avant il enseignait

Dispensant son savoir,

Maintenant il cuisine

Dispensant son amour.

 

Il m’aime avec son cœur

Me parle avec ses yeux

Me touche avec sa bouche ;

Son regard est douceur

Ses gestes caressants

Sa tendresse apaisante

 

Sa patience est immense

Son amour tout autant.

Il n’écoute pas toujours

Et se fâche parfois

Mais aimant il revient

Les bras chargés de fleurs.

 

Il est fort et sensible

Se contente de peu.

Parfois je me demande

Comment il me supporte.

Sans fin je m’émerveille

D’être à ce point aimée.

 

Il n’y a pas sur terre,

Du moins c’est mon avis,

Un homme plus aimant

Que ce tendre mari

Et je veux aujourd’hui

Par ce petit poème

Lui dire moi aussi

Qu’il est toute ma vie.

 

© Catherine Gaillard-Sarron 13.2.18

Comme le vent

 

Comme le vent sur les sommets,

Le temps sur toi n’a pas de prise,

Lissant au passage tes traits

Qui se patinent sous la bise.

 

Tranquille et droit dans tes baskets

Tu cours sans te soucier du temps,

L’esprit serein sous ta casquette,

Le corps solide, le cœur aimant.

 

Tu cours au-devant de la vie

Empli de joie et d’espérance,

Par la rémission, ennobli,

Heureux de cette renaissance.

 

Comme le vent sur les sommets

Les flagelle sans les atteindre,

En toi cicatrisent les plaies

Sans ta vitalité empreindre.

 

Tranquille et droit dans tes baskets,

Indifférent au temps qui passe,

Tu cours et la vie tu embrasses

L’esprit serein sous ta casquette…
 

© Catherine Gaillard-Sarron 24.4.17

 

Reconnaissance

 

Ta présence au cœur de mes jours

Ta chaleur au cœur de mes nuits

Ta tendresse au cœur de ma vie

Pour tout cela mon tendre amour

Te rendre grâce pour toujours.

 

Quand d’aventure je me blesse

Prévenant pour moi tu t’empresses

M’offrant généreux et patient

Une attention de chaque instant.

 

Tu es comme un jour de printemps

Plein de promesses, d’espérance,

Comme l’eau vive d’un torrent

Resplendissant de transparence.

 

Tu es comme un feu rougeoyant

Quand aux carreaux la neige danse

Comme une étoile au firmament

Quand la nuit profonde s’avance.

 

Tous les jours je rends grâce au Ciel

Pour cet amour immatériel

Qui transcende mon existence

Et illumine ma conscience.

 

Ta présence au cœur de mes jours

Ta chaleur au cœur de mes nuits

Ta tendresse au cœur de ma vie

Pour tout cela mon tendre amour

Te rendre grâce pour toujours.

 

© Catherine Gaillard-Sarron 29.10.14

Amour inoxydable

 

Je t’aime mon amour

Et si à force d’être dits

Ces mots se sont un peu ternis

Vois dans mes yeux l’éclat premier

De cet amour jamais renié

 

Je t’aime mon amour

Et si ces mots semblent amoindris

À force d’être répétés

Sens dans mes gestes attentionnés

La douceur dont je les nourris

 

Je t’aime mon amour

Et si à force d’être dits

Ces mots comme nous ont vieilli

Lis ce poème où pour toujours

Mon amour pour toi est écrit.

 

© Catherine Gaillard-Sarron 19.10.14

Dautremots

 

Inventer des mots

Nouveaux

Inconnus

Originaux !

Des mots qui n’existent pas

Pour dire ce qui existe

Et qu’on ne sait plus dire.

 

Réinventer les mots

Pour dire autrement

Ce qu’on ne peut plus dire

Ce qu’on ne sait plus dire.

 

Repenser les mots

Pour leur donner du sens

Leur redonner un sens !

Les vider

Les retourner

Les nettoyer

Pour les emplir d’émotion

De vérité

Pour leur rendre leur force

Leur puissance

Et pouvoir dire avec ces mots

Je t’aime,

Toi…

Et non les objets qui t’entourent.

 

 

© Catherine Gaillard-Sarron 10.2.13