Mes escales frontignanaises

Musc’art à Frontignan

Cliquer sur les boutons pour en savoir plus.

59e Musc'art 7 sept. 2017

Un 59e Musc’art en noir et blanc et en couleurs…

Retour à la case Côté Mer, ce jeudi 7 septembre, pour le 59e Musc’art qui, comme à son habitude, recevait deux invitées. La première, écrivaine venue de Suisse, donne à Musc’art depuis ses débuts son empreinte internationale. La seconde, artiste peintre et plasticienne, est venue de Sète avec son œuvre sous le bras et sur une clé USB parce que Musc’art s’équipe peu à peu, avec un écran et un projecteur pour gagner son indépendance matérielle.

Article Pierre Mamier 11.9.17

Un 59e Musc’art en noir et blanc et en couleurs…

 

Retour à la case Côté Mer, ce jeudi 7 septembre, pour le 59è Musc’art qui, comme à son habitude, recevait deux invitées. La première, écrivaine venue de Suisse, donne à Musc’art depuis ses débuts son empreinte internationale. La seconde, artiste peintre et plasticienne, est venue de Sète avec son œuvre sous le bras et sur une clé USB parce que Musc’art s’équipe peu à peu, avec un écran et un projecteur pour gagner son indépendance matérielle.

Angela Mamier s’est donc d’abord attachée, pour celles et ceux qui ne la connaissaient pas encore, à la présentation de Catherine Gaillard-Sarron, de passage à Musc’art pour la cinquième fois, fidèle adhérente qu’elle est à l’association.

Résidant près d’Yverdon, elle est une auteure en vue en Suisse où elle publie et fait entendre à la radio son œuvre conséquente de romans, poèmes et nouvelles. Sa poésie est pour elle « un chemin de solitude, de silence, de connaissance de soi et de l’essentiel ». Porteuse d’une intense « gratitude pour la vie, la nature, l’amour, le sacré et la transcendance », Catherine se montre « compassionnelle et chaleureuse vis-à-vis des gens » et donc très humaine. Et cela se retrouve amplement dans son dernier ouvrage, un second roman policier (après « Allons voir si la rose »). Dans « Délit de fuite », où l’intrigue se révèle finalement secondaire, elle met en scène des personnages dont elle s’approprie le caractère et les pensées afin de sonder les noirs méandres de l’âme humaine.

La lecture des extraits de son livre en a fait ressortir des images en noir et blanc  typiques de l’univers des grands polars – d’où le qualificatif « d’écriture  visuelle », avancé par une dame du public – avec en plus cette « touche humaine et sensible » propre au talent de l’auteure.

La poétesse a ensuite répondu à la main tendue par l’animatrice, à propos de la poésie, son pourquoi, son édition, sa vente, son rapport avec le public français. Une proposition est apparue : que les poètes fassent des efforts pour aller à la rencontre des gens.

Les thèmes abordés par Catherine, comme le temps qui passe – d’où la lecture du poème-titre de son prochain volume “Intemporalité”, très applaudie, comme celle des autres poèmes – et la fugacité des choses, sauf celles de la nature, « toujours là », ont toutefois de quoi convaincre les plus hésitants devant la poésie.

La personnalité de Michèle-Françoise Tartier a ensuite tranché par rapport à la réserve distinguée de Catherine Gaillard-Sarron. C’est que l’artiste sétoise est passée par divers parcours de vie parfois tumultueux, lesquels ont d’ailleurs peut-être influencé ses choix artistiques. Éprise de liberté et de mouvement, M.F. Tartier s’est aussi trouvé une passion avec tout ce qui est textile. Au point que cette prédilection pour tout ce qui est fil est venue s’insérer dans ses toiles. Elle a alors cousu, collé, réparé et créé ces tranches de vie en forme de métaphores sur des toiles différemment structurées et toujours très colorées, pour être la créatrice de cet « art sauvage et pas superficiel », peut-être en réaction à des moments de vie restés dans l’ombre. S’inspirant de tout, allant jusqu’à mettre des volumes sur ses toiles, elle a développé son originale personnalité en s’octroyant tous les droits que lui permettent les tissus.

Il fut un temps où la géométrie lui a donné ces lignes orthogonales qui traversent certains tableaux mais cela ne l’empêche pas actuellement de travailler sur un thème tout à fait important et peu usité, la Bible !! En commentant sur l’écran une sorte de rétrospective de toute son œuvre, M.F.Tartier a su retenir l’attention du public de ce soir-là, un peu réduit, du fait de vacances pas terminées pour tous.

Après la rencontre de ces deux personnalités attachantes, Stéphanie a servi un repas méticuleusement concocté par ses soins qui est venu clôturer la soirée Musc’art de la meilleure des façons.

Pierre Mamier 11.9.17 Journaliste Thau Info 

44e Musc'art 5 mai 2016

Musc’art n°44 : Voyages, voyages….

On ne sait pas trop où est monté le fidèle public de Musc’art en ce jeudi de l’Ascension mais, bien qu’ils se fussent excusés, nos muscartiers absents ont raté une rencontre tout aussi riche que les autres et c’est la vingtaine de personnes présentes qui ont profité des deux nouveaux invités qu’Angela Mamier a eu grand plaisir à faire (re)découvrir.

Article Pierre Mamier 9.5.16

Musc’art n°44 : Voyages, voyages…

 

On ne sait pas trop où est monté le fidèle public de Musc’art en ce jeudi de l’Ascension mais, bien qu’ils se fussent excusés, nos muscartiers absents ont raté une rencontre tout aussi riche que les autres et c’est la vingtaine de personnes présentes qui ont profité des deux nouveaux invités qu’Angela Mamier a eu grand plaisir à faire (re)découvrir.

Catherine Gaillard-Sarron : un désir d’harmonie

Catherine Gaillard-Sarron est maintenant une fidèle habituée des séances Musc’art. En effet, en venant de Suisse pour quelques vacances, elle marque par là, avec son mari, son attachement pour Frontignan, sa plage et ses espaces naturels, domaines d’élection pour son inspiration d’écrivaine. Et quand il s’agit de se ménager un moment pour souffler dans son parcours de « marathonienne de l’écriture », elle ne manque pas d’accepter l’invitation d’Angela Mamier, pour au moins présenter son dernier ouvrage.

Toute auréolée d’un lourd C.V., avec quinze recueils de poèmes, six de nouvelles, un roman, deux C.D., des interventions pour des lectures à la radio suisse romande, Catherine a reçu une quarantaine de prix littéraires et des commentaires très élogieux d’admirateurs des plus justifiés.

Grande spécialiste de la nouvelle, qu’elle maîtrise à la perfection, d’une sensibilité extrême quand il s’agit d’évoquer la nature ou l’amour, elle a parlé jeudi de son dernier ouvrage, un roman, « Allons voir si la rose », une sorte de polar sociétal moderne, truffé de traits d’humour acides ou acérés, pour lequel une admiratrice a qualifié Catherine de « championne olympique des dévoisineurs », puisque l’auteur y traite d’une manière originale des problèmes de voisinage.

Ce qui fait dire à Catherine que dans ses histoires, elle aime « témoigner de l’époque dans laquelle nous vivons ». Et quand il y a problème, c’est là qu’elle avoue désirer « créer l’harmonie sur Terre ». Infatigable marathonienne de l’écriture, elle reconnaît que sur une île déserte (où elle pourrait fuir la méchanceté et la médiocrité, qu’elle n’aime pas), elle emmènerait du papier, un crayon et des livres, ce qui, comme dans la vie courante, l’aiderait à combattre l’ennui, qu’elle redoute au plus haut point. D’où ce travail acharné auquel elle s’adonne régulièrement pour produire une œuvre qui prend de plus en plus d’épaisseur, au fil des expériences de vie qui l’inspirent et la font de plus en plus réagir en philosophe qu’elle devient, croyons-nous, surtout quand elle parcourt les chemins de la nature bucolique et poétique, ce qui renforce sa conscience de la vie et lui apporte cette quiétude et cet équilibre qui s’exhalent de sa personne.

Une conscience qui imprègne profondément son dernier recueil “Chemins de traverse” et entraîne le lecteur bien au-delà des sentiers battus. Catherine, que l’on retrouvera bientôt avec des nouveautés, comme du slam, autre moyen de s’intégrer dans la vie artistique moderne.

Jean-Marie Leclercq : une deuxième vie pour la poésie.

Avec Jean-Marie Leclercq, c’est le monde de la poésie – que Catherine Gaillard-Sarron connaît bien aussi – qui ce jeudi soir, a repris le pouvoir, avec force et conviction.

Si Jean-Marie Leclercq possède aussi à son palmarès, bon nombre de livres et essais qui ont été couronnés par des prix et des échos élogieux dans la presse, il n’en a pas moins eu un parcours d’écrivain-poète atypique. Il a en effet consacré sa vie professionnelle aux plus hautes responsabilités qu’il a tenues dans de grandes entreprises et ceci, dans le monde entier, de la Suède à l’Afrique du Sud, de l’Angleterre à Sao Tomé, en passant par la Roumanie (tiens, tiens !). Mais désormais, sa « grande entreprise », c’est la poésie, qu’il avoue être pour lui, « une deuxième vie », surtout depuis qu’il est descendu dans le sud, à Montpellier, pour laquelle il a eu un véritable coup de cœur. C’est en effet là qu’il s’est intégré à la Maison de la Poésie et qu’il s’est lié d’amitié avec le grand Jean Joubert, qui l’amis sur les rails du succès. C’est d’ailleurs son dernier livre, « Le labyrinthe du silence », qu’il va présenter bientôt à un concours à Lyon, qui a été l’objet des échanges ce jeudi, avec Angela Mamier et le public. Pour dire que la poésie est pour lui, « l’artisan des mots…qui aime la difficulté », un art exigeant, qui lui permet de « rendre à la vie ce qu’elle lui a pris ou refusé ». Se considérant aussi comme « un parasite sacré » ou « le dernier aventurier du XXIè siècle », il demande à ce que le poète « reste soi-même » et « laisse une trace de son temps », tout en « habitant sa vie ». Pour qui a écrit sur le silence, ce sont des paroles qui pèsent bien lourd dans la bouche de ce véritable passionné de la région où il habite et qui l’inspire.

Un homme et une femme attachants, sincères, aux paroles qui marquent les esprits et aux écrits qui emportent l’adhésion de leurs fidèles lecteurs, voilà ce que le 44è Musc’art a de nouveau permis de souligner et d’éclaircir en matière de parcours et de sacrifices pour l’écriture et de mystères chez les écrivains-penseurs.

Le repas à la sétoise servi par Stéphanie, de Côté Mer, a prolongé les échanges intéressants de la soirée.

 

Pierre Mamier Journaliste Thau Info 

30e Musc'art 7 mai 2015

Le Musc’art de Frontignan continue à se boire régulièrement…

Le Musc’art de Frontignan continue à se boire régulièrement et agréablement par son fidèle public, qui est venu, pour certaines personnes des 23 présentes, pour la trentième fois, jeudi dernier 7 mai, au restaurant « Côté Mer » de Frontignan plage, écouter les deux invités du jour d’Angela Mamier, l’écrivaine venue de Suisse, Catherine Gaillard-Sarron et le chantre de la culture sudiste, venu de Caux (et non du pays de Caux, en Normandie !), le professeur Jean-Claude Seguela.

Article Pierre Mamier 11.05.15

30e Musc’art

Le Musc’art de Frontignan continue à se boire régulièrement et agréablement par son fidèle public, qui est venu, pour certaines personnes des 23 présentes, pour la trentième fois, jeudi dernier 7 mai, au restaurant « Côté Mer » de Frontignan plage, écouter les deux invités du jour d’Angela Mamier, l’écrivaine venue de Suisse, Catherine Gaillard-Sarron et le chantre de la culture sudiste, venu de Caux (et non du pays de Caux, en Normandie !), le professeur Jean-Claude Seguela.

Catherine Gaillard-Sarron n’était pas tout à fait une inconnue pour certains, ce soir-là, puisqu’elle avait déjà été invitée deux fois à Musc’art, mais l’écrivaine est très prolifique et elle vient d’ajouter deux livres aux seize déjà parus auparavant, un livre de nouvelles, dans lesquelles elle excelle, « Paquet Surprise » et un recueil de poèmes où elle n’est pas en reste d’inspiration ni de talent, « Notre Dame Nature ».
Après l’évocation, par Angela Mamier, du parcours littéraire riche et varié de Catherine, cette dernière a parlé de son œuvre, avec ses mots et dans un style naturellement fluide, si proche de son écriture.

Elle a alors présenté son travail comme « un travail artisanal, exigeant quand même, comme celui des confitures-maison », où elle fait côtoyer l’ombre et la lumière, la légèreté et la gravité, l’humour et le réalisme, dans 46 nouvelles, parfois fantastiques,  écrites « pour donner forme à sa pensée et qui respectent la grande loi d’un nombre réduit de personnages et surtout de la « chute » finale, toujours surprenante…

Catherine Gaillard-Sarron aime raconter des histoires. Son écriture se veut « libératoire et jubilatoire ». Elle s’inspire de la vie de tous les jours et les héros de ses histoires peuvent parfois changer le monde. Il s’installe alors une  étrange alchimie entre ces personnages et l’auteure dans des fictions où Catherine est partout présente, d’où son affirmation « j’écris avec mon cœur et mon âme et j’encourage tout un chacun à en faire autant…. ».

Elle a ensuite donné quelques échantillons de ses écrits où le fantastique se marie à la poésie, dans une originalité d’inspiration qui plaît tellement à la Radio Suisse, que 15 nouvelles de Catherine y ont été lues !

Côté poésie, avec « Notre dame Nature », Catherine s’engage dans « une quête invisible de perfection, qui échappe toujours », avec la vie, qu’elle raconte et dont elle veut en extraire le miel, mais, prévient-elle, « les abeilles disparaissent » !

Les 70 poèmes de son livre évoquent les  quatre saisons qui passent, à la campagne, où elle vit et qu’elle connaît bien et elle avoue que « c’est au-dedans de soi qu’il faut regarder le dehors… ». La nature, son silence, son chêne, ses morilles (dont elle est une grande spécialiste!), le chant du coucou…jalonnent son parcours d’inspiration et d’écriture presque rousseauistes où Mère Nature est omniprésente.

D’où le cri du cœur d’un admirateur présent ce soir-là et qui se demandait pourquoi « une telle pédagogue de l’écriture ne serait-elle pas indispensable aux enfants des écoles… », une question qui pourrait bien avoir une réponse positive un jour prochain !

Avec Jean-Claude Seguela, point de nouvelles ni de chute mais nous sommes quand même renversés, par toute sa culture et la conviction qu’il  met dans la présentation de l’histoire de l’Empire Romain et de la latinité, qui se sont étendus de l’Ecosse à la Mer Noire.  Et qui dit Mer Noire, dit…Roumanie, ce qui n’était pas pour déplaire à Angela Mamier, dont la langue de son pays a été européenne avant la lettre et dont sa connaissance approfondie lui a permis d’apporter quelques compléments de culture intéressants à l’excellent orateur qu’est Jean-Claude Séguela.  Lequel nous a fait voyager, en historien et lettré qu’il est, dans le temps de la Voie Domitia, de la Narbonnaise et de la Septimanie (venant de la 7è légion de César !) où l’occitan a été la première langue latine romaine, pendant que l’empereur Trajan (un Ibère) allait à la conquête de la Dacie, la future Roumanie.
Et avec force cartes, Jean-Claude Seguela de montrer que l’Occitanie s’étendait jusqu’à Limoges et que le latin s’est consolidé par le biais des savants et des religieux, pendant que le latin-romain, ou « roman continental », se révélait le dénominateur commun des langues portugaise, espagnole, française et italienne. Une parenthèse au Moyen-Age, où les Wisigoths sont revenus pour donner un coup d’arrêt brutal à la civilisation courtoise mais aussi sa forme à l’actuelle croix du Languedoc !

Après une petite rencontre-signatures autour des livres de Catherine Gaillard-Sarron et du professeur Jean-Claude Seguela, Stéphanie, la patronne de Côté Mer, a servi à une grande table le repas du soir dont elle a toujours le secret.

Pierre Mamier, Journaliste Thau Info 

23e Musc'art 2 oct. 2014

Ce 23e Musc’art s’est encore déroulé d’une manière différente des précédents.

Une abondance de livres – romans et poésie, photos d’art -, un rétroprojecteur d’images, un drap blanc pour l’écran et un piano sont venus s’intégrer dans le cadre de la salle de restaurant de l’établissement où les rangées de fauteuils se sont elles aussi allongées à partir de 18h, pour qu’un public de presque 40 personnes assiste à la présentation des invités du jour d’Angela Mamier: Catherine Gaillard-Sarron écrivaine franco-suisse venue de Chamblon, près de Lausanne, dans le canton de Vaud, en Suiss

Article Pierre Mamier 6.10.14

23e Musc’art

 

Ce 23ème Musc’art « Côté Mer » du 2 octobre s’est encore déroulé d’une manière différente des précédents. Une abondance de livres – romans et poésie, photos d’art -, un rétroprojecteur d’images, un drap blanc pour l’écran et un piano sont venus s’intégrer dans le cadre de la salle de restaurant de l’établissement où les rangées de fauteuils se sont elles aussi allongées à partir de 18h, pour qu’un public de presque 40 personnes assiste à la présentation des invités du jour d’Angela Mamier : Catherine Gaillard-Sarron écrivaine franco-suisse venue de Chamblon, près de Lausanne, dans le canton de Vaud, en Suisse, puis Gilles Garnier, reporter-artiste photographe et écrivain venu de Provence présenter un montage de photos accompagné de ses textes dits par lui-même et au piano par Nadine Lavagna, concertiste frontignanaise, qui pour expatrier désormais son talent était ce soir-là chez elle

Toute auréolée d’un impressionnant palmarès de titres, récompenses et publications, que ce soit dans le domaine de la poésie ou de la prose, pour des nouvelles, Catherine Gaillard-Sarron est une sommité dans le milieu littéraire et artistique vaudois et suisse où elle continue de publier livres et textes, lus à la Radio Télévision Suisse.

Mais ce dernier jeudi c’est à travers son dernier recueil de poésies, « La terre de l’Aimé » qu’elle a pu exprimer bon nombre d’idées personnelles sur cet ouvrage et celui auquel il est dédié, son mari,  ainsi que sur la poésie en général.

Cette « diseuse de vie » puise dans son quotidien et la contemplation de la nature, l’essence, l’essentiel même de ses émotions pour écrire « cette poésie-contrepoids à la laideur du monde qui l’aide à vivre ». Puisque « les poètes sont en voie de disparition » selon Catherine, ne comptons pas sur elle pour s’en affranchir. D’autant plus qu’elle fait aussi de la politique, savez-vous ?

Et d’affirmer que  «  la meilleure politique de la vie , c’est…s’aimer ». Tout simplement. Et quand elle le dit, le lit et l’explique, quand elle veut faire réfléchir les gens sur son propre couple, les lois de l’amour et ses secrets, son quotidien donc, elle avoue que « son mari est sa muse ». Oh le chanceux ! Et de trouver que, « si la passion peut être parfois dangereuse et faire aller voir ailleurs », « elle trouve tout dans son mari », dont elle loue tous les bienfaits qu’elle trouve en sa compagnie et dans les voyages de découvertes de l’Aimé qu’elle fait avec lui.


Dans ses nouvelles de fiction, deux volumes à paraître en novembre 2014, « La fenêtre aux alouettes » et « Paquet surprise », les histoires de ses personnages ne sont que l’écho d’une réalité que nous portons tous en nous. Diseuse de vie et d’amour donc, et prophète d’un monde merveilleux et désirable, meilleur que l’actuel, Catherine Gaillard-Sarron mérite assurément tout l’attachement dont elle est l’objet de la part de ses admirateurs, qu’ils soient hommes ou femmes, qui trouveront dans la sève de ses textes, la substantifique moelle de la vie à vivre.

Avec Gilles Garnier, arrivé en droite ligne de Fontvieille, le pays de Daudet et village d’élection d’Yvan Audouard, célèbre chroniqueur du Canard Enchaîné, c’est d’autres voyages dont il a été question à travers la projection de ses photos noir et blanc sur lesquelles il a collé oralement ses textes poétiques et les morceaux pour piano joués par Nadine Lavagna, la pianiste et concertiste frontignanaise de renom. Grand voyageur devant l’Eternel, Gilles Garnier a parcouru le monde entier, l’Afrique, l’Inde, le Ladakh, le Népal, l’Irlande et bien sûr la Provence pour, au fil de ses rencontres, saisir les regards, les lumières avec ses contrastes, les corps féminins, la ville et l’eau, des thèmes récurrents dans ses choix de vues. Sa poésie est descriptive dans ce qu’elle comporte de départs, de séparations, de tristesse et de solitude grise et brumeuse « à l’irlandaise » mais aussi d’humour et d’amour de la vie aussi, finalement. Un univers vraiment attendrissant et attachant, qui reprend des couleurs dans son magnifique ouvrage, « Murmures d’images », fait pour un joli cadeau de Noël !

Le temps a suspendu son vol pendant l’évocation de l’univers de Gilles Garnier, soutenu par les douces et gaies notes de Nadine et le public n’avait plus qu’à rejoindre la terrasse de « Côté Mer » pour savourer la cuisine de Stéphanie, dans la nuit tombante et soyeuse de ce 23è Musc’art…

 

Pierre Mamier Journaliste Thau Info 

9e Musc'art 6 juin 2013

A la Casa di Luigi le 6 juin 2013

Cette soirée Musc’art, 9ème du nom, s’annonçait un peu spéciale ce jeudi soir. Elle a tenu ses promesses. Par la qualité et l’origine des invités, plus nombreux qu’à l’habitude. D’où le risque inévitable de poser problème aux temps de prise de parole. Mais à 20h, après deux heures d’intenses échanges, l’on passait à table, celle de la Casa di Luigi, pour le dîner convivial qui a rassemblé presque tous les 35 participants à la soirée.

Article Pierre Mamier 6.10.13

9e Musc’art

Cette soirée Musc’art, 9ème du nom, s’annonçait un peu spéciale ce jeudi soir. Elle a tenu ses promesses. Par la qualité et l’origine des invités, plus nombreux qu’à l’habitude. D’où le risque inévitable de poser problème aux temps de prise de parole. Mais à 20h, après deux heures d’intenses échanges, l’on passait à table, celle de la Casa di Luigi, pour le dîner convivial qui a rassemblé presque tous les 35 participants à la soirée.

Comme à son habitude, Angela Mamier a salué la nombreuse assistance avant d’introduire l’invitée principale, Catherine Gaillard-Sarron, venue d’un petit village de rêve, Chamblon, près d’Yverdon, en Suisse, pour deux semaines de vacances à Frontignan, près de cette mer qu’elle ressent si profondément dans ses œuvres. Des œuvres, nombreuses et variées, poèmes, nouvelles, romans, CD… énumérées par Angela avant qu’elle ne passe aux premières questions pour l’invitée, afin de mieux cerner – avec l’aide de Claude, son mari – sa personnalité, ses goûts, son parcours, ses raisons d’écrire et ses livres, bien sûr, dont le dernier, « éMerveillement ».

Artiste dans l’âme, férue de musique classique, de peinture, de lecture… aimant l’aigle–oiseau, l’amitié, « les artistes qui transmettent des émotions » et la mer, Catherine a lu quelques poèmes où l’on a retrouvé ses couleurs préférées, le bleu (mer), le vert (nature), le jaune (soleil) et le rouge (passion) et en a fait entendre quelques-uns, accompagnés de musique, extraits de son CD. Les questions du public ont essayé de faire émerger le thème du temps qui passe et une sorte de débat sur musique et poésie, vieillesse et jeunesse, a donné quelques teintes philosophiques à cette rencontre avec l’écrivaine.

C’était ensuite à trois lauréats du concours de poésie internationale « De la poésie avant toute chose », organisé par le journal en ligne Thau Info ( représenté ce jeudi soir par Jacques Carles, l’un de ses deux responsables) et…Angela Mamier, de passer sur le grill des questions de l’animatrice, avant qu’elle ne leur remette leurs diplômes. Le premier d’entre eux, Bernard Gasco, grand vainqueur du concours, était présent et bien que Parisien, venait de Bouzigues, chargé de toutes sortes de surprises, pour ceux qui ne le connaissaient pas. Verve et humour n’ont pas quitté cet artiste complet de toute la soirée où il a exprimé une forte personnalité tout en lisant des extraits de son œuvre elle aussi très diversifiée et honorée par une critique dans « le Figaro ». De gaies anecdotes n’ont pas compensé une certaine amertume propre à un artiste « honni », qui vivrait comme beaucoup d’autres poètes dans “la solitude”.

Angela revenait ensuite vers Catherine Gaillard-Sarron, son invitée d’honneur, pour lui remettre son diplôme de lauréate du prix des poètes Francophones du concours « De la poésie avant toute chose », lancé par Thau-Info.

A sa suite, Jean-Louis Kerangueven, poète primé, venu de Montpellier, a lui aussi évoqué la solitude des auteurs et le vide de l’existence, tout en chantant la nature, l’eau, les pierres et les arbres de sa Bretagne natale où il retrouve un équilibre salutaire quand il cherche le devenir de l’Homme dans le silence des écrits des maîtres chinois qu’il révère.

Enfin, Sabine Normand, elle aussi venue de Montpellier, est une experte en matière d’ateliers d’écriture et a écrit de nombreux ouvrages de nouvelles, récits et poèmes, tout en publiant dans les domaines de l’architecture, du patrimoine bâti, du textile et récoltant de nombreuses distinctions littéraires. Elle aussi a lu quelques-uns de ses poèmes après avoir découvert des éléments de sa riche personnalité.

Les sujets de conversation ne manquaient donc pas autour des tables dressées en terrasse de la Casa di Luigi et à l’intérieur où invités, famille, amis et auditeurs de la soirée se sont retrouvés pour échanger et déguster les « Pasta di Luigi » qui font son succès.

Pierre Mamier, Journaliste Thau Info 

Vous souhaitez commander un livre papier?