Catherine
Gaillard-Sarron
Écrivaine, nouvelliste et poétesse.
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En équilibre au-dessus du néant, je marche sur le fil du monde, la conscience est mon balancier…
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Antinomie
Les mères apprennent à leurs fils l’amour,
Les portent, les bercent
Les allaitent et les aiment.
Quand donc viendra le temps,
Où libres d’être eux-mêmes,
Les hommes choisiront sans crainte
De faire l’amour ou bien la guerre ?
Les hommes aboient, les femmes passent
Elles s’unissent et se soutiennent,
Tissant entre elles des réseaux,
Se transformant parfois en chiennes
Pour mieux tenir tête aux cabots !
Bienveillance patriarcale
Les femmes battues par les hommes,
pour ne pas périr sous leurs coups,
n’ont d’autres options, hormis la fuite,
que le suicide ou l’homicide.
Prédateur ordinaire
Si pour toute agression
On conseille aux témoins
De ne pas intervenir
De ne pas s’interposer,
Le viol est le seul cas,
Où, lors d’une agression,
On reproche à la femme
Son inertie forcée.
Viol de nuit
Pourtant, quand vient la nuit,
il trompe sa confiance
et, sans son consentement,
la sédate et la viole.
Elle a confiance en lui,
mais il la vend sur Internet,
la livre à d’autres mâles,
obscènes, comme lui.
Conjoint-araignée
Elle voulait un mari
Travailleur et gentil
Un bon petit mari
Comme en rêvent les filles,
Mais son homme est sanguin
Et cogne pour un rien
Levant souvent la main
Sur elle et les gamins









