Tu seras un homme ma fille…
Si tu veux vivre libre et arpenter les rues
Sans peur d’être agressée, de jour comme de nuit,
Ne plus te faire siffler ou traiter de morue
Par des mecs que nul ne châtie ;
Si tu veux vivre libre et arpenter les rues
Sans peur d’être agressée, de jour comme de nuit,
Ne plus te faire siffler ou traiter de morue
Par des mecs que nul ne châtie ;
Oui, je veux rendre hommage à toutes mes pareilles
Ces êtres dont les hommes ont amputé les ailes
Se réservant le ciel en les clouant au sol
Les empêchant, cruels, de prendre leur envol
» Véritablement, les hommes n’avaient que cinq sens quand les femmes en avaient six! »
Une femme n’est rien !
Et la somme de toutes n’y change rien !
Comment peut-elle être si peu
Alors qu’elle est à l’origine de tout ?
En réaction au reportage Un monde sans femmes sur ARTE le 19.6.18 lien. (Synthèse à la 86e mn).
Trempant leur plume de chair dans l’encrier du monde, les hommes écrivent la vie…
Ils l’écrivent blanc sur noir, d’un jet, la faisant jaillir du néant, l’inscrivant en lettre capitales dans le grand livre de l’humanité.