Bienveillance patriarcale
Les femmes battues par les hommes,
pour ne pas périr sous leurs coups,
n’ont d’autres options, hormis la fuite,
que le suicide ou l’homicide.
Les femmes battues par les hommes,
pour ne pas périr sous leurs coups,
n’ont d’autres options, hormis la fuite,
que le suicide ou l’homicide.
Si pour toute agression
On conseille aux témoins
De ne pas intervenir
De ne pas s’interposer,
Le viol est le seul cas,
Où, lors d’une agression,
On reproche à la femme
Son inertie forcée.
Pourtant, quand vient la nuit,
il trompe sa confiance
et, sans son consentement,
la sédate et la viole.
Elle a confiance en lui,
mais il la vend sur Internet,
la livre à d’autres mâles,
obscènes, comme lui.
Elle voulait un mari
Travailleur et gentil
Un bon petit mari
Comme en rêvent les filles,
Mais son homme est sanguin
Et cogne pour un rien
Levant souvent la main
Sur elle et les gamins
Nosferatu* terrés
Dans les failles du Net,
Ils surveillent les femmes
À travers leurs écrans,
Les mordant à la gorge
Aussitôt qu’elles s’expriment.
La parole est un glaive
Qui sauve ou qui condamne,
Une lame tranchante
Que manient sages et fous…