Complicité silencieuse
Je suis entrée dans le silence
Comme on entre dans une église
Avec l’envie de me défaire
De mes craquements intérieurs…
Je suis entrée dans le silence
Comme on entre dans une église
Avec l’envie de me défaire
De mes craquements intérieurs…
Dans le froid de l’hiver
Pareils à des bras noirs
Se tendent vers le ciel
Les arbres racornis.
Libérée du carcan gelé
Qui la tenaillait sans répit
La terre s’éveille et revit
Sous la caresse ensoleillée.
La bise siffle, se démène,
Semant le froid et le chaos,
Infligeant aux terres muettes
Ses redoutables offensives
La nature bourdonne, la nature bourgeonne, tout entière s’éveille après son grand sommeil, effaçant sous les feuilles la grisaille et le deuil