Rails invisibles
À l’instar des paysages
Qui défilent derrière les vitres,
Défilent sous nos paupières closes,
Les séquences de notre vie éphémère.
À l’instar des paysages
Qui défilent derrière les vitres,
Défilent sous nos paupières closes,
Les séquences de notre vie éphémère.
Ce n’est pas vraiment l’amour qui tient le monde ensemble,
mais les intérêts de chacun — l’intérêt, une main invisible
qui étend son ombre sur le monde et maintient la cohérence entre tous.
Les uns à côté des autres, les uns avec les autres… isolés,
ensemble malgré tout.
Nosferatu* terrés
Dans les failles du Net,
Ils surveillent les femmes
À travers leurs écrans,
Les mordant à la gorge
Aussitôt qu’elles s’expriment.
La parole est un glaive
Qui sauve ou qui condamne,
Une lame tranchante
Que manient sages et fous…
Les vieilles ne sont plus qu’un reflet du passé, un miroir où chacune peut voir son avenir…