Les poumons de la terre
Et je discerne en transparence
L’artère du tronc,
Les veines branches,
Et les milliers de capillaires
Constitués par les ramilles.
Et je discerne en transparence
L’artère du tronc,
Les veines branches,
Et les milliers de capillaires
Constitués par les ramilles.
Quand le printemps eut fait le lit de l’été,
L’été celui de l’automne
Et l’automne celui de l’hiver,
L’hiver ferma les portes et les volets de sa saison,
Elle est venue sans rendez-vous
Parer la campagne frileuse
D’une houppelande d’hermine …
On la conserve en pot au fond de nos armoires, petite madeleine au cœur de nos mémoires…
Sans fin défilent les saisons
Sur la colline de Chamblon
Peignant au gré de leurs humeurs
Des champs de toutes les couleurs.
Sur la colline de Chamblon
Peignant au gré de leurs humeurs
Des champs de toutes les couleurs.