Le carrousel de la vie
Elle pense et ne dort pas,
Car la vie d’une mère
N’est qu’un grand carrousel
Où sans fin se succèdent
Les corvées et les jours.
Elle pense et ne dort pas,
Car la vie d’une mère
N’est qu’un grand carrousel
Où sans fin se succèdent
Les corvées et les jours.
Ce n’est pas vraiment l’amour qui tient le monde ensemble,
mais les intérêts de chacun — l’intérêt, une main invisible
qui étend son ombre sur le monde et maintient la cohérence entre tous.
Les uns à côté des autres, les uns avec les autres… isolés,
ensemble malgré tout.
Les mères apprennent à leurs fils l’amour,
Les portent, les bercent
Les allaitent et les aiment.
Quand donc viendra le temps,
Où libres d’être eux-mêmes,
Les hommes choisiront sans crainte
De faire l’amour ou bien la guerre ?
Elles s’unissent et se soutiennent,
Tissant entre elles des réseaux,
Se transformant parfois en chiennes
Pour mieux tenir tête aux cabots !