La femme de l’ombre
Elle aime la lumière, mais disparaît dans l’ombre, car nul ne sait la voir quand elle les perçoit tous, car nul ne sait l’entendre quand chacun elle écoute.
Elle aime la lumière, mais disparaît dans l’ombre, car nul ne sait la voir quand elle les perçoit tous, car nul ne sait l’entendre quand chacun elle écoute.
Elle est l’âme de la maison,
Invisible et omniprésente,
Réglant toutes situations
D’une tribu indifférente.
Elle pense et ne dort pas,
Car la vie d’une mère
N’est qu’un grand carrousel
Où sans fin se succèdent
Les corvées et les jours.
Ce n’est pas vraiment l’amour qui tient le monde ensemble,
mais les intérêts de chacun — l’intérêt, une main invisible
qui étend son ombre sur le monde et maintient la cohérence entre tous.
Les uns à côté des autres, les uns avec les autres… isolés,
ensemble malgré tout.