Rails invisibles
À l’instar des paysages
Qui défilent derrière les vitres,
Défilent sous nos paupières closes,
Les séquences de notre vie éphémère.
À l’instar des paysages
Qui défilent derrière les vitres,
Défilent sous nos paupières closes,
Les séquences de notre vie éphémère.
On refuse de t’entendre,
On détourne le regard,
On questionne tes gestes,
Tes mots et ta mémoire.
On ne veut pas te croire,
Pas croire à ton histoire.
« T’as vu comme tu t’habilles ! »
« Quand même tu l’as cherché. »
Nosferatu* terrés
Dans les failles du Net,
Ils surveillent les femmes
À travers leurs écrans,
Les mordant à la gorge
Aussitôt qu’elles s’expriment.
La parole est un glaive
Qui sauve ou qui condamne,
Une lame tranchante
Que manient sages et fous…
Les vieilles ne sont plus qu’un reflet du passé, un miroir où chacune peut voir son avenir…