La mère
Poème extrait du recueil « La Face cachée du monde »
Courant de la cave au grenier,
Elle est la femme aux cent métiers,
Employée non rémunérée
Qu’on oublie même de remercier.
La mère
Elle est l’âme de la maison,
Invisible et omniprésente,
Réglant toutes situations
D’une tribu indifférente.
Veillant sans cesse sur les siens,
Répondant à tous leurs besoins,
D’elle ne prend jamais soin,
Ne s’offrant que de petits riens.
Elle est l’âme de la maison,
La gardienne des traditions,
Fêtant le moindre événement
Se rattachant à ses enfants.
Sou par sou, elle économise
Pour leur offrir quelques présents,
Présents que parfois ils méprisent,
De ses sacrifices inconscients.
En dépit de l’ingratitude
Sans fin, elle œuvre à leur bien-être,
Surmontant peine et lassitude,
Car ils sont la chair de sa chair.
Elle est l’âme de la maison,
Invisible et indispensable,
Dispensatrice d’affection,
De chaque chose responsable.
Courant de la cave au grenier,
Elle est la femme aux cent métiers,
Employée non rémunérée
Qu’on oublie même de remercier.
Elle est la mère rassurante,
La mère aimante et bienveillante,
La mère aux épaules fragiles,
La mère aux petits pieds d’argile.
Celle qui attend en silence,
En pleurant parfois dans son lit,
Le respect et la reconnaissance
Pour tant de travail accompli.
© Texte extrait du recueil « La Face cachée du monde » avril 2026
