Frère d’âme

Poème inédit

 

Frère d’âme

À toi mon frère d’âme à l’esprit trop brillant, étoile en fin de vie transformée en trou noir…

Toi qui ne croyais pas

Ni à Dieu ni à Diable

Tu détiens à présent

La clé du Grand Mystère

Car nul ne peut savoir

Quelles que soient ses croyances

Ce qu’il advient de l’âme

À l’issue du voyage.

 

Tu cherchais la lumière

Dans le monde quantique

Et moi je la cherchais

Dans la métaphysique

Deux chemins qui, peut-être,

Se rejoignent et se fondent

En une voie unique

Encore impénétrable.

 

Tu aimais la physique

Et les mathématiques,

J’aimais la poésie

Et la philosophie,

La science et la conscience

Au centre de nos quêtes

Dont la finalité

Était l’élévation.

 

À toi mon frère d’âme

Parti vers les étoiles

Dont la fine poussière

Se mélange au Cosmos,

Toi qui ne croyais pas

Ni à Dieu ni à Diable

Mais rayonnes en mon cœur

Jusqu’à nos retrouvailles.

 

À toi mon frère d’âme

À l’esprit trop brillant,

Étoile en fin de vie

Transformée en trou noir,

À toi dont la pensée,

Libre de toute entrave,

Fulgure désormais

Au sein de l’Univers.

 

© Catherine Gaillard-Sarron 2.3.19