Conjoint-araignée
Elle voulait un mari
Travailleur et gentil
Un bon petit mari
Comme en rêvent les filles,
Mais son homme est sanguin
Et cogne pour un rien
Levant souvent la main
Sur elle et les gamins
Elle voulait un mari
Travailleur et gentil
Un bon petit mari
Comme en rêvent les filles,
Mais son homme est sanguin
Et cogne pour un rien
Levant souvent la main
Sur elle et les gamins
Les femmes ne sont pas libres
Et ne font pas ce qu’elles veulent,
On les pousse à enfanter,
Puis on les culpabilise,
D’être de mauvaises mères,
De n’être plus assez minces ;
Nosferatu* terrés
Dans les failles du Net,
Ils surveillent les femmes
À travers leurs écrans,
Les mordant à la gorge
Aussitôt qu’elles s’expriment.
La parole est un glaive
Qui sauve ou qui condamne,
Une lame tranchante
Que manient sages et fous…
Les vieilles ne sont plus qu’un reflet du passé, un miroir où chacune peut voir son avenir…