Je te crois!
On refuse de t’entendre,
On détourne le regard,
On questionne tes gestes,
Tes mots et ta mémoire.
On ne veut pas te croire,
Pas croire à ton histoire.
« T’as vu comme tu t’habilles ! »
« Quand même tu l’as cherché. »
On refuse de t’entendre,
On détourne le regard,
On questionne tes gestes,
Tes mots et ta mémoire.
On ne veut pas te croire,
Pas croire à ton histoire.
« T’as vu comme tu t’habilles ! »
« Quand même tu l’as cherché. »
Les mères apprennent à leurs fils l’amour,
Les portent, les bercent
Les allaitent et les aiment.
Quand donc viendra le temps,
Où libres d’être eux-mêmes,
Les hommes choisiront sans crainte
De faire l’amour ou bien la guerre ?
Elles s’unissent et se soutiennent,
Tissant entre elles des réseaux,
Se transformant parfois en chiennes
Pour mieux tenir tête aux cabots !
Les femmes battues par les hommes,
pour ne pas périr sous leurs coups,
n’ont d’autres options, hormis la fuite,
que le suicide ou l’homicide.
Si pour toute agression, on conseille aux témoins de ne pas intervenir, de ne pas s’interposer, le viol est le seul cas, où, lors d’une agression, on reproche à la femme son inertie forcée.