Les poumons de la terre
Et je discerne en transparence
L’artère du tronc,
Les veines branches,
Et les milliers de capillaires
Constitués par les ramilles.
Et je discerne en transparence
L’artère du tronc,
Les veines branches,
Et les milliers de capillaires
Constitués par les ramilles.
Quand le printemps eut fait le lit de l’été,
L’été celui de l’automne
Et l’automne celui de l’hiver,
L’hiver ferma les portes et les volets de sa saison,
Elle est venue sans rendez-vous
Parer la campagne frileuse
D’une houppelande d’hermine …
Nosferatu* terrés
Dans les failles du Net,
Ils surveillent les femmes
À travers leurs écrans,
Les mordant à la gorge
Aussitôt qu’elles s’expriment.
La parole est un glaive
Qui sauve ou qui condamne,
Une lame tranchante
Que manient sages et fous…
Les vieilles ne sont plus qu’un reflet du passé, un miroir où chacune peut voir son avenir…