Rails invisibles
À l’instar des paysages
Qui défilent derrière les vitres,
Défilent sous nos paupières closes,
Les séquences de notre vie éphémère.
À l’instar des paysages
Qui défilent derrière les vitres,
Défilent sous nos paupières closes,
Les séquences de notre vie éphémère.
Fermer les yeux, rêver…
Partir au-delà des sens,
Partir en tous sens,
Au-delà du sens…
Des femmes et des filles
Sans fin persécutées,
Enfermées dans des cages
Symboliques et phalliques,
Reflétant les névroses
Des hommes qui les forgent.
On refuse de t’entendre,
On détourne le regard,
On questionne tes gestes,
Tes mots et ta mémoire.
On ne veut pas te croire,
Pas croire à ton histoire.
« T’as vu comme tu t’habilles ! »
« Quand même tu l’as cherché. »
Elle aime la lumière, mais disparaît dans l’ombre, car nul ne sait la voir quand elle les perçoit tous, car nul ne sait l’entendre quand chacun elle écoute.
Elle est l’âme de la maison,
Invisible et omniprésente,
Réglant toutes situations
D’une tribu indifférente.