Cinéma intérieur
Dansent, dansent !
Dansent les mots sur le papier,
Animant la piste intérieure
Où se produit l’inspiration…
Dansent, dansent !
Dansent les mots sur le papier,
Animant la piste intérieure
Où se produit l’inspiration…
S’ils n’ont plus l’éclat des commencements,
Comme les tournesols en fin de saison,
C’est qu’ils sont arrivés à maturité.
À l’instar des paysages
Qui défilent derrière les vitres,
Défilent sous nos paupières closes,
Les séquences de notre vie éphémère.
On refuse de t’entendre,
On détourne le regard,
On questionne tes gestes,
Tes mots et ta mémoire.
On ne veut pas te croire,
Pas croire à ton histoire.
« T’as vu comme tu t’habilles ! »
« Quand même tu l’as cherché. »
Ce n’est pas vraiment l’amour qui tient le monde ensemble,
mais les intérêts de chacun — l’intérêt, une main invisible
qui étend son ombre sur le monde et maintient la cohérence entre tous.
Savourons la vie et répétons-nous, à l’instar de Bashô : « Comme il est admirable, celui qui ne pense pas : La vie est éphémère en voyant l’éclair. »