Les poumons de la terre
Poème extrait du recueil Notre Dame Nature
Et je discerne en transparence l’artère du tronc, les veines branches
et les milliers de capillaires constitués par les ramilles.
Dépouillés par l’hiver
Les arbres se dessinent au cœur du macrocosme
Nus, noirs, racines en terre et branches au ciel
Ils semblent palpiter au cœur de la nature.
Comme esquissés au crayon gris
Ils se découpent sur l’azur,
Tel un réseau veineux.
Et je discerne en transparence
L’artère du tronc,
Les veines branches,
Et les milliers de capillaires
Constitués par les ramilles.
J’entends les arbres respirer,
Je sens leur souffle sur mon âme
M’éveiller à leur importance.
Je perçois l’énergie qu’ils tirent de la terre,
Cette force indicible qui les maintient debout ;
Je vois leurs corps secs et noueux
Se dilater sous la pression,
L’écorce gonflée sous l’afflux
Se lisser perceptiblement.
En lien avec tout ce qui vit,
J’entends les arbres respirer,
Leurs bronchioles ouvertes à tous vents
Tournées vers le Souffle premier
Interagir avec l’espace
Et oxygéner la planète…
© Catherine Gaillard-Sarron
Poème extrait du recueil « Notre Dame Nature » 2015
