Bain de minuit

Seul le fantastique a des chances d’être vrai.

Pierre Teilhard De Chardin

Bain de minuit

Nouvelles fantastiques

Un jeune couple qui disparaît un soir de pleine lune après un bain de minuit. L’humanité sous contrôle du MAMOUTH. L’avènement d’un Nouvel Ordre qui régula-rise l’équilibre démographique. Des objets connectés qui n’en font qu’à leurs circuits et vont jusqu’à prendre le contrôle de votre vie…

Quatre nouvelles fantastiques qui parlent de nos peurs mais aussi de la société et de ses changements

Octobre 2019 – 170 pages
ISBN : 978-2-9701281-3-7

Prix 25 CHF    Ebook

Ce qu’il y a d’admirable dans le fantastique c’est qu’il n’y a plus de fantastique : il n’y a que le réel.

André Breton

Bain de minuit 

4e de couverture

Un jeune couple sur le point de se marier qui disparaît un soir de pleine lune sur une plage du Midi après un bain de minuit.

Une dystopie où la pollution, les dérèglements climatiques et les conflits nucléaires ont décimé la population terrestre et rendu stériles 90% de ceux qui survivent.

Les nouveaux jeux du cirque ou comment le Nouvel Ordre régularise l’équilibre démographique depuis la sanglante Révolution des Actifs du 26 juin 2040.

Méfiez-vous des objets connectés qui n’en font qu’à leurs circuits et vont jusqu’à prendre le contrôle de votre vie…

Quatre nouvelles fantastiques qui parlent de nos peurs mais aussi de la société et de ses changements.

 

On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l’être humain aux progrès de la science et de la technologie.

Isaac Asimov

 

Extrait

L’inspecteur Rossignol déplaça un peu le cornet de coquillages pour ranger ses emplettes. Sans intérêt pour l’enquête, il les avait pris pour les donner à sa fille de douze ans qui en faisait collection. Il se rappela qu’il avait ouvert le sac en plastique pour en contrôler le contenu et qu’il y en avait de superbes. Il avait également remarqué un drôle de truc vert derrière le siège du passager. Une sorte d’éponge marine, probablement, qui ressemblait à un ballon de foot crevé et qu’il avait également glissée dans le sac.

Et de l’autre main, elle brandit la chose verte devant son père qui blêmit.

Arrivé chez lui, l’inspecteur sortit les commissions du coffre et attrapa le sac de coquillages pour sa fille. Elle allait être contente. Quand Nadia les vit, elle lui sauta effectivement au cou pour le remercier.

— Merci, papa, ils sont magnifiques ! cria-t-elle en courant dans sa chambre pour les admirer.

Marc Rossignol rejoignit sa femme à la cuisine et ils préparèrent le repas en commentant l’étrange disparition des deux jeunes gens. Quelques minutes plus tard, Nadia surgit sur le pas de la porte et les interrompit en brandissant une paire de lunettes et une bague en or blanc.

— Papa, ce sont de drôles de coquillages que tu m’as donnés là !

À la vue des lunettes et de la bague que brandissait sa fille, l’inspecteur Rossignol sursauta.

— Où as-tu trouvé ça ? demanda-t-il, médusé.

Il venait de reconnaître, dans ces lunettes en titane et cette bague en or blanc surmontée d’un cœur, les objets que les parents du jeune couple avaient décrits et signalés comme manquants.

— Dans le sac que tu viens de me donner, dit Nadia, surprise par le ton qu’avait pris son père. Ils étaient coincés dans ce drôle de truc vert qui était avec les coquillages.

Et de l’autre main, elle brandit la chose verte devant son père qui blêmit.

— Donne-moi ça, dit-il, soudain interpellé par la taille de la chose.

Il la saisit du bout des doigts et un malaise grandissant s’empara de lui.

Bon sang, il y avait quelque chose qui clochait. Comment se faisait-il que ce truc qui avait la grosseur d’un ballon de foot, il y a une semaine, ne soit maintenant pas plus gros qu’une figue verte ?

Et cette paire de lunettes et cette bague ? Il était sûr que ces objets n’étaient pas dans la voiture des jeunes gens, il y a une semaine. Ils avaient procédé à une fouille en règle avec les collègues. Ils ne pouvaient pas avoir raté ça !

Il s’adressa d’une voix blanche à sa fille :

— Nadia, c’est important, tu es sûre que ce n’est pas une blague, tu as bien trouvé ces objets dans ce sac avec ce truc que tu tiens dans la main ?

— Mais oui, papa, je te le jure, répondit Nadia, troublée et soudain inquiète devant le visage décomposé de son père.

— Bon sang, Marc, s’alarma sa femme, dis-nous ce qui se passe à la fin, tu me fais peur !

Devant l’air effrayé de sa femme et de sa fille, l’inspecteur, qui tenait toujours la chose entre ses doigts, se reprit en un clin d’œil et les rassura :

— Ne vous inquiétez pas, tout va bien. Nadia, donne-moi ces lunettes et cette bague, dit-il à sa fille. Ces objets représentent deux pièces à conviction importantes dans une affaire en cours et je voudrais bien comprendre comment elles ont pu se retrouver au milieu de ces coquillages.

Il jeta la chose verte dans un cornet en papier et mit les lunettes et la bague dans sa poche.

— Ne m’attendez pas pour souper, dit-il, je dois absolument aller vérifier quelque chose.

L’inspecteur sortit de la maison. Il transpirait à grosses gouttes. D’un geste automatique, il regarda sa montre. Dix-sept heures quinze ! La nuit ne tomberait pas avant deux heures. S’il se dépêchait, il aurait le temps d’examiner plus attentivement le lieu de la disparition. Il s’engouffra dans sa bagnole, jeta le cornet à ses pieds et démarra en trombe. Il avait forcément raté quelque chose. Ensuite il porterait ce machin vert à analyser au labo.

Quand il arriva sur le parking au bord de la plage, il était en nage et se demanda si c’était lui ou les marais environnants qui puaient de la sorte. Les hypothèses se bousculaient dans sa tête et le mettaient dans un état d’excitation anormal. Il resta plusieurs minutes assis au volant de sa voiture pour se calmer et remettre ses idées en place. En dépit de ses efforts, il ne parvenait pas à comprendre comment les lunettes et la bague des jeunes gens s’étaient retrouvées au milieu des coquillages qu’il avait donnés à sa fille. Et il comprenait encore moins que cela ait pu lui échapper si ces objets étaient vraiment dans la voiture depuis le début. Les bras posés sur le volant, le regard concentré sur la mer, il finit par en déduire que si Camille Maurit et Antoine Savant portaient bien la bague et les lunettes sur eux, le fait d’avoir retrouvé ces objets dans le véhicule impliquait tout simplement qu’ils n’en étaient pas sortis. Ce qui expliquait l’énigme de la porte verrouillée de l’intérieur.

Mais si tel était le cas, que s’était-il passé ? Qu’étaient devenus ces jeunes gens ? Ils ne pouvaient pas s’être volatilisés comme ça ! Et cette chose verte, comment se faisait-il qu’elle ait autant rétréci depuis la semaine passée ?

Une intuition lui traversa soudain l’esprit. Si je n’ai pas vu ces objets la première fois, pensa-t-il, c’est parce qu’ils étaient… encore dans la chose… cette chose qui semblait s’être dégonflée comme une baudruche…

L’idée se faufila jusqu’à son esprit mais, avant même d’en saisir toute l’implication, il sentit son sang se glacer dans ses veines. Au même instant, une brûlure cuisante lui vrilla les mollets. Rossignol jeta brusquement un coup d’œil à ses pieds et poussa un cri d’horreur en essayant désespérément de sortir de la voiture.

 

Extrait

En voyant la Brigade des Blouses Blanches (BBB) s’avancer vers elle, Zeta se mit soudain à transpirer et son cœur s’emballa. La BBB passa tout près d’elle et poursuivit son chemin. Prise de violents trem-blements, Zeta se réfugia vivement dans l’encoignure d’une porte. Elle devait absolument se ressaisir et dissimuler son trouble aux passants, suspicieux et rompus à la délation. Le cœur battant à tout rompre, elle s’appuya contre le mur et attendit que la panique qui s’était emparée d’elle diminue d’intensité. Elle était glacée à présent. Il faisait extrêmement froid, presque moins trente-cinq, et les météorologues annonçaient encore une baisse des températures pour les mois à venir. Elle poussa au maximum le thermostat de sa combinaison thermique et patienta encore cinq minutes avant de risquer un regard sur la rue. Tout semblait normal. Encore tremblante, Zeta sortit de sa cachette.

Dans sa situation, autant se rendre directement au (CRESI) Crémation et REcyclage des Sans Identité.

Elle se sentait mal. Son retour de couches l’affaiblissait considérablement et elle priait pour qu’aucune complication ne l’oblige à se rendre au Centre Hospitalier de Surveillance de l’État (CHOSE). Dans sa situation, autant se rendre directement au (CRESI) Crémation et REcyclage des Sans Identité

Zeta s’inquiétait de plus en plus. Pourtant, avec Aron, son compagnon, ils avaient tout minutieusement planifié depuis des mois. Tous les scénarios possibles avaient été envisagés. Rien n’avait été laissé au hasard. Mais les choses avaient beau se dérouler comme prévu, elle vivait la peur au ventre. L’angoisse ne se planifiait ni ne se contrôlait et sous son emprise elle perdait les pédales. Pis, elle agissait maintenant de telle manière qu’elle risquait de se faire repérer d’un instant à l’autre.

Consciente de son attitude, Zeta se remit en marche en essayant d’être la plus naturelle possible. Comme d’habitude, un toit de grisaille écrasait la ville et le froid était intense. Elle se réjouissait presque de retrouver son tube (habitation tubulaire sans fenêtre pour mieux résister au froid). Zeta avait de la peine à imaginer que le soleil ait pu briller un jour, à Paris ou ailleurs. Comme tous ceux de sa génération, elle avait, naturellement, intégré les Programmes d’Enseignement Sous Hypnose (PESH). Des programmes obligatoires issus de la neuroéducation des années 2020 et qui optimisaient les mécanismes cérébraux permettant d’apprendre et de mémoriser.

Zeta savait donc que la pollution atmosphérique et les conflits nucléaires, par la suite, avaient progressivement déréglé le climat dès la fin du XXe siècle et que ces derniers étaient à l’origine de la période glaciaire actuelle. Des archives existaient, bien sûr, et elle avait visionné de nombreux films sur cette sombre et cataclysmique période terrestre.

 

Extrait

Une grande ville d’Europe, 21 mai 2110

Autour de lui la foule hurlait et vociférait. Daniel sentit ses tripes se nouer et la terreur l’infiltrer peu à peu. Il avait beau être courageux et savoir ce qui l’attendait, lui et les autres, la vue de ces milliers de gens qui éructaient leur haine et les insultaient grossièrement le paralysa. Il regarda dans les gradins, pleins à craquer, cette masse mouvante et grouillante qui gesticulait et scandait des slogans meurtriers, cet ensemble uniforme dont la clameur abjecte emplissait l’arène et semblait provenir d’une seule et unique bouche fétide. Il eut soudain l’horrible sentiment de se trouver face à une bête immonde. Un monstre innommable, excité par l’attente et assoiffé de sang. Un monstre humain engendré par une société pourrie et perverse dont les seules valeurs étaient désormais le fric et la jeunesse.

Le commandement de sortie informatique qui leur avait été envoyé deux jours plus tôt à leur domicile et les réunissait en ces lieux sordides en attestait.

Dans la lumière éblouissante du mois de mai, Daniel contempla ses compagnons d’infortune dont les cheveux blancs et les lunettes brillaient au soleil. Ils étaient environ une centaine, certains plus flétris et décatis que d’autres. Une fois encore, en cette ultime circonstance, il constata combien les gens n’étaient pas égaux devant le vieillissement. Tous étaient pourtant nés en 2050. Le commandement de sortie informatique qui leur avait été envoyé deux jours plus tôt à leur domicile et les réunissait en ces lieux sordides en attestait. Daniel, à l’instar de la centaine de personnes qui l’accompagnaient, ainsi que de toutes celles qui attendaient leur tour dans les couloirs des arènes, savait ce qui allait se passer. Mais il n’y avait pas cru. Jusqu’au dernier moment, quand les huissiers d’évacuation s’étaient pointés chez lui pour l’emmener, il avait espéré. Le gouvernement avait promis une augmentation des quotas de vie et des dispenses pour les Horsdâge et Daniel, convaincu du bien-fondé de ces dires, avait adressé plusieurs demandes dans ce sens aux services concernés. Mais personne ne lui avait répondu. Une fois de plus, il comprenait que tout n’était que mensonges et hypocrisie. Que seul comptait le bizness. Lui et les autres n’étaient que les dindons d’une farce abondante et riche qui engraissait le monde et surtout ceux qui le dirigeaient. Car aujourd’hui les choses étaient redevenues normales et plus rien, si ce n’est la cruauté, le sadisme et le mercantilisme, ne justifiait la poursuite de ces mesures inhumaines.

Soudain, une ovation monta de la foule en délire. Accompagné de sa clique, le président du Nouvel Ordre, Pater Bachir, prit place dans les loges d’honneur et salua l’assistance. Dans l’arène la panique était palpable. Une vieille femme s’effondra brus-quement aux pieds de Daniel, la bave aux lèvres. À son côté, blême et flageolant sur ses jambes, un homme, dont le cou était déformé par un goitre de la taille d’un pamplemousse, urina dans son pantalon. Tous les autres, terrorisés par ce qui allait suivre, attendaient, prostrés, tétanisés, les trompettes fatidiques qui marqueraient le début des Alzheimeriades.

Célébrés à la Saint Constantin depuis maintenant soixante-dix ans, ces jeux rituels se déroulaient en public et constituaient la base sur laquelle reposait toute la politique sociale du continent. Dans les années 2040, lorsque la vague du Papy-boom déferla sur l’Europe, des mesures drastiques furent prises par tous les États pour y remédier. C’est à cette période, précisément, que fut promulgué le décret qui prévaut encore aujourd’hui et que furent délivrés pour la première fois les commandements de sortie. Ses arrière-grands-parents, alors âgés de quatre-vingts ans à l’époque, furent les premières victimes de ce système terrible et arbitraire stipulant la sortie de vie de toutes les personnes de plus de soixante ans révolus. Quant à lui, âgé de trente ans lorsque ses propres parents agonisèrent sous ses yeux, il se jura de ne jamais infliger cela à ses enfants et renonça à procréer.

Le gouvernement avait promis une augmentation des quotas de vie et des dispenses pour les Horsdâge.

 

 

Extrait

Il soupira. La vie ne résultait-elle donc que d’une destruction programmée ? D’un rapport de force fragile et précaire qui pouvait à tout moment basculer dans le néant ? N’existait-il pas d’alternatives ?

Toujours plongé dans la contemplation du frigo, Robin se dit qu’il était temps pour lui de changer de job.

— Eh ! Tu fais quoi à rêvasser devant le frigo avec ton manteau ?

La voix narquoise de Christina le fit sursauter et Robin se retourna.

— Comme tu le dis, je médite devant le frigo en me cherchant une bière. Et pour ne pas attraper froid j’ai gardé mon manteau. C’est une toute nouvelle thérapie pour se détendre, tu ne savais pas ? Une thérapie par le froid. Tu restes bien planté dans la porte du frigo et petit à petit le froid t’engourdit et paralyse jusqu’à tes angoisses les plus diffuses.

Christina l’observa plus attentivement. Elle remarqua alors ses grands yeux sombres cernés de mauve. La fatigue marquait ses traits réguliers et deux plis profonds barraient son front lisse.

— Tout va bien ?

Robin eut un sourire las.

— Oui, ça va. Juste des problèmes au boulot. Ne t’inquiète pas. Alors, elles sont où ces Binches ? reprit-il d’un ton plus léger.

— Dans le bas du frigidaire.

Il se baissa puis se redressa l’air soudain étonné.

— Tiens, c’est bizarre, dit-il, le frigo affiche six bières et il n’en reste que trois !

— Eh bien, c’est comme pour mon yogourt au café ce matin, enchérit Christina. L’écran indiquait qu’il en restait encore un et il n’y en avait plus.

Robin tapota légèrement l’écran digital de l’appareil.

— Si ce frigo affiche de la bouffe qui n’existe pas, il est peut-être temps de t’en séparer, dit-il d’un air dubitatif.

— Tu crois que c’est l’obsolescence programmée ? demanda Christina en caressant du bout du doigt la surface laquée rouge du réfrigérateur.

— C’est bien possible. Ça fait déjà combien de temps que tu traînes ce frigo ? Trois ans, quatre ?

— Je crois bien que cela fera pile cinq ans, demain, dit Christina.

J’ai beau savoir programmer ces machins, tu sais très bien que je suis contre la domotique et tout ce qui est en réseau. Je connais trop bien les risques du domonet !

— Alors, c’est le moment de le changer. Ces appareils connectés sont moins fiables et résistants que les anciens modèles. De plus ils sont mal sécurisés et les failles potentielles peuvent être exploitées par des hackers ou des entités malveillantes.

Christina eut une petite moue.

— Tu as raison. On va regarder pour en acheter un autre. Mais ça me fait un peu de peine de m’en séparer. Je l’aime bien, moi, ce frigo. Je me suis attachée à lui. Je lui ai même donné un nom, Roald, comme Amundsen ! Tu comprends, cela fait peut-être onze mois que nous sommes ensemble mais ce frigidaire partage ma vie depuis cinq ans. Quand j’étais célibataire et que je rentrais le soir de ma journée de travail, il était le seul à me souhaiter la bienvenue et à me demander comment j’allais. À cette époque, contrairement à aujourd’hui, j’utilisais l’assistant vocal et il dialoguait avec moi à travers une voix de synthèse. C’était important pour moi. En fait, même si cela peut te sembler excessif, c’est un peu grâce à lui que je suis restée normale et socialisée. Sans lui, nous ne nous serions peut-être jamais rencontrés.

Robin soupira.

— Je ne te demande pas non plus de liquider ce frigo dans la semaine. Je te signale juste que son ancienneté peut poser des problèmes. Je suis quand mieux placé que toi pour en parler, non !

Christina hocha la tête.

— On dirait presque que tu es jaloux ! Mais bon, pas de problème, nous regarderons la prochaine fois que nous irons en ville.

Au ton de sa voix, Robin sut immédiatement que Christina était contrariée.

Il se renfrogna.

— Ce n’est pas la peine d’être blessante. Si tu imagines que je puisse être jaloux d’un frigo, connecté de surcroît, tu me déçois. J’ai beau savoir programmer ces machins, tu sais très bien que je suis contre la domotique et tout ce qui est en réseau. Je connais trop bien les risques du domonet !

 

Quatre nouvelles fantastiques qui parlent de nos peurs mais aussi de la société et de ses changements.

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