L’amour est aveugle

“L’amour est l’harmonie de deux âmes et le contact de la peau de deux corps.”

Hans-Jürgen Döpp

L'amour est aveugle

Marie Loverraz

“La zone la plus érotique est l’imagination”. Vivienne Westwood

C’est l’histoire d’une voix et d’un regard… intérieur. Dans ce court roman érotique, Marie Loverraz sonde les âmes, éclaire l’invisible, explore les sens pour mieux nous faire partager l’émoi amoureux et sensuel qui traverse ses personnages et les conduit à l’amour…

« Il en va de l’érotisme comme de la danse : L’un des partenaires se charge de conduire l’autre. » Milan Kundera

Octobre 2019 – 110 pages

ISBN : 978-2-9701281-2-0
Prix 20 CHF  Ebook 0.99 € jusqu’au 30.4.20

“La sensualité c’est la mobilisation maximales des sens :

on observe l’autre intensément et on écoute ses moindres bruits.”

Milan Kundera 

Mise en ligne de la version numérique le 5 février 2020

Librinova

Dans ce court roman érotique, Marie Loverraz démontre à nouveau sa capacité à parler d’amour comme peu d’auteurs sont aptes à le faire. À travers la rencontre d’Augustine, qui enregistre bénévolement des textes pour une association de non-voyants, et d’André, qui a perdu la vue à la suite d’une maladie, elle touche du doigt ce qu’on ne voit pas, ce qu’on n’entend pas, ce qu’on ne dit pas. Elle sonde les âmes, éclaire l’invisible, explore les sens : l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher, le goût, pour mieux nous faire partager l’émoi amoureux, sensuel et charnel qui traverse ses personnages.

Et nous la suivons avec ravissement dans cette quête initiatique et poétique dans laquelle l’imaginaire prime l’image, car son écriture, pleine de sensibilité et de délicatesse, nous emporte au cœur des corps et des âmes, réenchantant une sexualité devenue par trop banale ou triviale.

Marie Loverraz ose s’aventurer dans les replis de l’âme humaine et caresser de sa plume l’infinité de ses visages. Elle a l’âge de toutes les audaces et une curiosité intacte devant les choses de la vie. Sa première nouvelle érotique, écrite par jeu, est retenue lors d’un concours et publiée par B. Sensory en 2016. D’autres suivront et l’auteure prendra plaisir à l’écriture de ces nouvelles : expérience sensorielle excitante et révélatrice du pouvoir infini des mots sur le corps et l’esprit.

“Aimer quelqu’un ne relève pas seulement de la puissance du sentiment

mais d’une décision, d’un jugement, d’une promesse.”

Erich Fromm

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Marie Loverraz, l’amour au bout des doigts   

L’amour est aveugle

Blog Fattorius

“L’amour est aveugle”: un adage mille fois entendu devient le titre d’un micro-roman signé Marie Loverraz. Pour le coup, il doit être compris au sens littéral: Monsieur est aveugle. Ce qui ne l’empêche pas d’être sensible… de tous ses sens restants. Auquel il faut ajouter un sixième sens qu’on appellerait, en d’autres circonstances, l’intuition féminine – ressentie par un homme, pour le coup, ce qui ne manque pas de déstabiliser Madame.
On y va: A comme amour, c’est aussi A comme Augustine et A comme André, le courageux si l’on en croit l’étymologie. Et Josiane, la collègue d’Augustine, est hors jeu: son prénom ne commence pas par la même lettre que les futurs amants. Et on pourrait dire J comme jalousie, pour le coup… Continuons un instant dans l’onomastique: il y a aussi un peu d’ironie à nommer André “Leclair”.

Mais dans cette histoire, n’est-ce pas l’aveugle qui y “voit” le plus clair?

La romancière le montre comme un homme qui sait y faire avec les femmes, comédien bonimenteur, assertif en diable, allant jusqu’à jouer avec sa cécité. On l’a compris: une fois que la danse amoureuse a commencé à la rue Desanges (“des Anges”), c’est lui qui la mène….

[…] 

[…] L’intérêt littéraire est ailleurs. L’auteure a en effet l’habileté de faire tout doucement monter la température, en dessinant une relation amoureuse qui se précise, jusqu’au point suprême.
Elle organise son récit en cinq chapitres, qu’on peut voir comme les cinq sens, qui participent de tout bon érotisme. La véritable force d’Augustine est ainsi sa voix, présentée comme extrêmement sensuelle et chaude. De quoi épater un aveugle dont les autres sens sont exacerbés par compensation. Le toucher joue son rôle dans le texte aussi, bien entendu, par le biais des caresses. La vue elle-même est essentielle, d’ailleurs: l’auteure suggère qu’André, aveugle à la suite d’une maladie (il a été peintre, et le caractère érotique de ses créations concourt au crescendo) a des yeux au bout des doigts. Quant au goût et à l’odorat… de façon classique, un peu de champagne y pourvoira en faisant des bulles dans les cœurs. Davantage qu’un thé…
 […] 
Pourtant, ce n’est pas sur un orgasme que s’achève “L’amour est aveugle”, mais sur un poème. L’auteure paraît suggérer ainsi que la poésie va encore plus loin que le bonheur physique d’un moment d’amour, fût-il virtuose. […] 
C’est peut-être ça, l’amour: quelque chose de beau que la poésie transcende.
 
Marie Loverraz, L’amour est aveugle, Chamblon, Catherine Gaillard-Sarron, 2019.

« Aimer quelqu’un ne relève pas seulement de la puissance du sentiment mais d’une décision, d’un jugement, d’une promesse. »

Erich Fromm

Chapitre 2

La Décision Extrait

De retour dans son appartement après avoir expédié les courses de la semaine, Augustine abandonna tout en plan sur la table de la cuisine et se laissa choir sur le canapé du salon. Heureusement que c’était son jour de congé, aujourd’hui, car elle n’avait absolument pas la tête à travailler à la librairie. Elle devait mettre de l’ordre dans ses idées et réfléchir à ce qui lui arrivait. Augustine ressortit la carte de visite que lui avait laissée son mystérieux visiteur. Elle ferma les paupières et se remémora la scène qui avait eu lieu au Centre, en fin de matinée. Les traits nobles d’André Leclair resurgirent dans son esprit. Elle le revit planté devant elle, droit, imposant, ses larges épaules à hauteur de ses yeux. En dépit de son handicap, il émanait de lui un magnétisme et une assurance qui l’avaient impressionnée. Elle revoyait nettement ses boucles noires et argentées onduler sur sa nuque. Elle se souvint que, de sa main libre, elle avait eu envie d’y passer les doigts. Plus que tout, elle se rappelait les merveilleuses paroles qu’il avait prononcées et qui tintaient comme du cristal dans sa mémoire. Tant de délicatesse, tant de sensibilité. Elle s’était retenue de suivre de son index la ligne finement ourlée des lèvres qui énonçaient de si belles choses, d’effleurer la mâchoire volontaire où se dessinait l’ombre d’une barbe retorse. Elle le savait aveugle, mais elle avait eu l’étrange sentiment que derrière ses lunettes noires son regard l’avait mise à nu. Son rire frais et sain résonnait encore dans sa tête. La chaleur de ses mains imprégnait toujours la sienne. Elle les imagina soudain courir sur son corps, ses seins, son sexe. Sa bouche s’arrondit sous la volupté du fantasme.

Elle ouvrit brusquement les yeux. Que lui arrivait-il ? Elle était folle, ma parole. Elle se leva et décida de prendre une douche pour se rafraîchir les idées. Mais, une fois nue, elle n’entra pas tout de suite dans le bac et se plaça devant le miroir de la salle de bain. Quand elle se sentait attirée par un homme, elle avait besoin de se rassurer sur elle-même. L’étude de son corps relativisait généralement la situation. Cette fois, sachant que l’élu ne pouvait pas la juger, Augustine étudia son anatomie avec bienveillance. Elle n’était peut-être pas un canon mais elle aimait son corps tel qu’il était. Bien proportionné, ce dernier était ferme avec des formes et des courbes là où il fallait. Ses seins étaient généreux et son ventre, enrichi d’un léger embonpoint, souple et doux.

Elle se regardait tout en promenant ses mains sur son corps. Ses mamelons s’érigeaient sous ses caresses, des frissons couraient sur sa peau.

 

« La sensualité c’est la mobilisation maximale des sens : on observe l’autre intensément et on écoute ses moindres bruits. »

Milan Kundera

 

Chapitre 3 La rencontre

Extrait

Dimanche cinq décembre. Elle arracha la page du petit calendrier journalier qu’elle avait à la cuisine. C’était son anniversaire aujourd’hui. Pour une fois, Augustine était heureuse, impatiente de découvrir le cadeau qu’elle s’était elle-même choisi. André Leclair était ravi qu’elle eût accepté sa proposition. Elle l’avait perçu dans sa voix, enthousiaste, joviale, quand elle l’avait appelé, la veille au soir. Il avait immédiatement commandé un taxi qui la prendrait à quinze heures devant son immeuble. Elle avait encore une heure devant elle. Elle en profita pour s’épiler et prendre un bain. André Leclair étant non-voyant, elle ne perdit pas de temps à choisir une tenue. Elle passa un jean et un long pull confortables sur ses dessous en coton et fila devant sa bibliothèque.

Quels livres allait-elle choisir de lui lire ? Elle hésita un moment puis opta pour La rencontre et Un jour en décembre. Ces titres lui semblèrent un choix évocateur et judicieux pour une première rencontre. Elle aviserait pour la suite. Son unique auditeur aurait peut-être des titres particuliers à lui soumettre. Elle verrait bien.

Augustine arriva sur le trottoir au moment où le taxi débouchait sur la rue. Il était quinze heures pile. La neige commençait à tomber. Heureusement qu’elle n’avait pas eu besoin de prendre sa voiture. Elle redoutait de conduire sur la neige. Vingt minutes plus tard, le taxi la déposait au numéro 6 de la rue Desanges. André Leclair habitait une jolie villa dans un quartier résidentiel. À cet instant, elle songea qu’elle ne connaissait rien de l’homme chez qui elle se rendait en cette fin d’après-midi maussade. Une légère angoisse la saisit : s’il lui arrivait quelque chose, personne ne savait où elle se trouvait. Elle se raisonna et ses craintes se dissipèrent. Avec un mélange d’appréhension et d’excitation elle emprunta l’allée immaculée qui menait à la maison et se dit que cette surface vierge était comme un présage : une page blanche sur laquelle pouvait commencer une histoire.

Leur histoire ?

« Il en va de l’érotisme comme de la danse : L’un des partenaires se charge de conduire l’autre. »

Milan Kundera

 

Chapitre 4 Les révélations

Extrait

 

Quand Augustine revint dans le salon, André Leclair avait servi le champagne dans deux flûtes en cristal et l’attendait, assis sur le fauteuil. Le feu dansait dans le poêle où de nouvelles bûches crépitaient derrière les portes vitrées. Dehors, sans discontinuer, la neige poursuivait sa danse fantomatique et formait déjà un imposant tapis blanc devant la maison. Elle craignit de ne pouvoir repartir.

— À nos anniversaires ! dit André Leclair en levant son verre dans sa direction, interrompant le flux de ses pensées.

Augustine s’assit en face de lui et trinqua. Devant elle, un livre relié et doré sur tranche, marqué d’un signet.

— J’aimerais que vous m’appeliez par mon prénom, dit-il en posant son verre sur la table. Je crois bien ne pas vous avoir encore entendue m’appeler André.

Augustine réfléchit une seconde et se dit qu’il avait raison.

— Avec plaisir, André, accepta Augustine en posant son verre à son tour.

Elle en profita pour prendre l’ouvrage placé devant elle et découvrir le titre et le nom de l’auteur : Petites histoires coquines de Marie Loverraz.

— Vous qui aimez les livres et travaillez dans une librairie, peut-être connaissez-vous cette auteure ? demanda André.

— Non, cela ne me dit rien. Mais vu la qualité du livre, je suppose qu’il est ancien.

— En effet, ce livre a été publié il y a plus d’un siècle. C’est une édition rare. Et je suis très chanceux d’avoir pu en acquérir un exemplaire, il y a une quinzaine d’années. C’est un petit bijou de sensualité que je me réjouis de vous faire découvrir et de redécouvrir à travers votre voix qui, je le sens, va sublimer ces récits. Car vous vous doutez bien que ce livre n’est pas écrit en braille. Cela fait dix ans qu’il n’a pas été ouvert et je suis extrêmement heureux de pouvoir, enfin, en entendre quelques passages de votre bouche. Voilà le magnifique cadeau que vous m’offrez aujourd’hui, l’intense plaisir que vous me procurez en acceptant de vous prêter à ce fantasme qui me hante depuis que j’ai entendu votre voix.

Augustine ouvrit le livre à l’endroit du signet. Les pages étaient d’une belle couleur ivoire, ni trop fines ni trop épaisses. Elle lut le titre de la première nouvelle Augustine à la mer et sursauta en levant les yeux vers André.

— Augustine ! Qu’est-ce que cela veut dire ? s’étonna-t-elle en découvrant le titre.

— Je ne le sais pas encore, avoua-t-il. C’est un vrai mystère. Mais je crois aux synchronicités et quand j’ai su que la voix qui me troublait tant appartenait à une personne qui se prénommait également Augustine… je n’ai eu de cesse de vous entendre lire ce texte.

 

« Maintenant, déshabillez-moi, Augustine. Occupez-vous de moi, murmura-t-il d’une voix tendre en la libérant du cercle de ses bras. »

Chapitre 5 L’initiation

Extrait

Augustine ne répondit pas. Perturbée par la lecture érotique et les images troublantes qui persistaient dans son esprit, elle avait de plus en plus de peine à lutter contre les sensations délicieuses qui investissaient son corps.

André malaxait maintenant sensuellement ses seins et Augustine avait le sentiment que ces derniers fondaient littéralement sous ses paumes brûlantes, entraî-nant plus bas une inondation qu’elle ne contrôlait plus.

— Je vous attends depuis si longtemps, poursuivit André d’une voix tendue par le désir. Vous êtes la couleur qui manquait à la toile de ma vie. La voix qui m’a tiré du grand sommeil dans lequel je sombrais. Vous êtes ma voie, Augustine, mon âme sœur.

Chavirée par cette déclaration passionnée, Augustine n’opposa plus de résistance et laissa les mains d’André partir à la découverte de ses seins. Elle leva docilement le bras quand il tira sur sa manche pour lui enlever son pull et elle retira spontanément l’autre pour lui faciliter la tâche. Elle décrocha elle-même son soutien-gorge, s’offrant sans pudeur à sa bouche ardente quand il l’approcha de ses seins. Elle frissonna quand ses lèvres se posèrent sur ses mamelons en érection et les pincèrent tendrement.

Penché par-dessus son épaule, ses boucles épaisses effleurant son menton et son cou, André la tétait avec une telle dévotion que son sexe se contractait de plaisir dans sa culotte qui devait maintenant être trempée. Pour la première fois de sa vie, Augustine se sentait femme, libre d’être elle-même sous les yeux d’un homme qui ne la jugeait pas, ne l’évaluait pas, mais la découvrait avec sa bouche, ses doigts et son cœur. Elle était son âme sœur. Elle lui donnerait le meilleur d’elle-même. Ce qu’elle n’avait encore donné à personne. Elle se retourna, s’agenouilla sur le fauteuil et, attirant doucement le visage d’André vers le sien, l’embrassa avec toute la tendresse dont elle était capable. Elle ferma les yeux pour mieux sentir sa langue se mêler à la sienne, pour la sentir habiter profondément sa bouche et remuer en elle, prélude langoureux à une extase qu’elle pressentait unique. André délaissa sa bouche et descendit de nouveau vers ses seins pour les embrasser. Cette fois il lui lécha les tétons comme une chatte lèche ses petits. Puis il les reprit dans sa bouche pour les aspirer voluptueusement. Augustine le regardait faire avec un plaisir inédit. Il ne la voyait pas et cela la désinhibait complètement, lui permettant de jouir doublement. André fit le tour du fauteuil et vint la cueillir entre ses bras où elle s’abandonna.

 Chargé de son précieux fardeau, il avança prudemment jusqu’à la chambre à coucher et la posa au bord du lit.

Marie Loverraz, l’amour au bout des doigts

“Pourtant, ce n’est pas sur un orgasme que s’achève “L’amour est aveugle”, mais sur un poème. L’auteure paraît suggérer ainsi que la poésie va encore plus loin que le bonheur physique d’un moment d’amour, fût-il virtuose.”
C’est peut-être ça, l’amour: quelque chose de beau que la poésie transcende.
Blog Fattorius 13.1.20

Daniel Fattore

Commentaires L'amour est aveugle

Graziella – le 02.03.20

Tout ce que tu dis à la page 72 de ton livre, c’est ce que je pense. Merci pour cette belle histoire.

“— Pour vous répondre franchement, dit-elle au bout d’un moment, oui, j’ai pris un réel plaisir à cette lecture. Plus que je ne l’imaginais. Je suis admirative du talent qui permet à un auteur de décrire avec de simples mots un acte que tout le monde pratique mais qui, sous sa plume, devient si explicite, esthétique et excitant qu’il est presque plus agréable de le lire que de le faire. Cet extrait est remarquablement écrit. Et j’y ai trouvé la poésie, la sensibilité et la sensualité que je recherche, moi aussi, dans ce genre de littérature. Je comprends mieux, à travers ce texte, le pouvoir et la puissance des mots sur le corps et l’esprit. Et surtout le pouvoir de l’imagination, cette faculté extraordinaire qui permet de créer de toutes pièces des personnages et des histoires en faisant surgir du néant une réalité fantasmée plus vraie que nature. “

Page 72 du roman “L’amour est aveugle”.

Christine – le 22.02.20

Dans cette belle histoire d’amour il y a l’élégance du verbe. C’est une poésie érotique avec des mots angéliques.

Puissant, beau et délicat. Bravo

Losamon – le 12.02.20

C’était sympa de voir cette petite séquence. Et je confirme : tes histoires érotiques sont belles car ce sont avant tout des histoires d’amour et qu’aucun des partenaires n’est transformé en objet. En plus, on apprend des tas de mots (à mon âge, c’est le moment !).

Petite question : as -tu relu le livre biblique « Le cantique des cantiques » ? Le côté poético-spirituel est imbibé d’érotisme. Et plaît beaucoup aux mystiques…

Olivier K. – le 17.2.16

J’ai lu votre novella.
Votre texte, au réalisme fantastique, est intéressant.
Vous y explorez, à nouveau, le rapport à l’autre et amenez une réflexion particulière sur l’apparence physique.
J’aime beaucoup votre écriture sensible, capable d’exprimer la magie de la rencontre de l’autre et la fragilité de la magie du sentiment naissant. Vous avez une écriture amoureuse et ça j’aime beaucoup. Vous ne mentez pas dans vos textes.

 

Commentaires L'amour est aveugle

 

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