Es-Tu là…

« Nous nous réveillons tous au même endroit du rêve; Tout commence en ce monde, et tout finit ailleurs.

Victor Hugo

Es-Tu là...

Dieu est derrière tout, mais tout cache dieu.  Victor Hugo

Une centaine de poèmes descriptifs, philosophiques, spirituels et méta-physiques pour tenter de dire l’incon-naissable, l’insaisissable….

Es-Tu dans cette errance faite de solitude
Dans ce dépouillement qui pousse à ta recherche
Es-Tu dans le premier et dans le dernier cri
Dans ces déchirements entourés de lumière…

Décembre 2012 – 168 pages
ISBN : 978-2-8399-1148-1
Prix 25 CHF

Tout homme est un livre où Dieu Lui-même écrit. V. Hugo

Poèmes philosophiques, spirituels et métaphysiques

Quand on posait la question à Aimé Césaire de savoir ce qu’il pensait des femmes, des hommes, de lui, de son caractère, il répondait que c’était dans sa poésie que se trouvaient les réponses. Que c’était dans ses poèmes les plus obscurs qu’il se découvrait et se retrouvait. Que c’étaient dans ses poèmes que ceux qui le lisaient pouvaient le découvrir.
Il disait : « La poésie m’intéresse, et je me relis, j’y tiens. C’est là que je suis. La poésie révèle l’homme à lui-même. Ce qui est au plus profond de moi-même, se trouve certainement dans ma poésie. Parce que « moi-même », je ne le connais pas. C’est le poème qui me le révèle et même l’image poétique.»

Alors si l’homme est dans sa poésie… la femme aussi…

La poésie, c’est ce qu’il y a d’intime dans tout. V. Hugo

Es-Tu là… 

 

Dans ces reflets changeants qui animent le lac
Cette danse immobile qui le fait chatoyer
Es-Tu dans ces blés verts qui ondoient sous l’azur
Agités doucement d’un souffle silencieux
Es-Tu parmi ces feuilles qui bruissent dans le vent
Vibrant d’un même élan sous l’archet invisible
Dans ces rayons de feu qui embrasent les cimes
Éclairant les sommets érigés vers les cieux
Es-Tu dans ce bourgeon qui éclate au printemps
Cette fleur odorante qui déploie ses pétales
Dans cette chrysalide qui devient papillon
Ou cette coccinelle qui éploie ses élytres
Es-Tu là…
Caché au sein des œuvres de ceux qui croient en Toi
Tapi au fond des cœurs qui célèbrent l’Amour
Là dans cette souffrance qui éprouve les âmes
Et la décrépitude qui dévaste les corps
Es-Tu dans cette errance faite de solitude
Dans ce dépouillement qui pousse à ta recherche
Es-Tu dans le premier et dans le dernier cri
Dans ces déchirements entourés de lumière
Es-Tu dans cet oiseau au vol majestueux
Au bout de ce chemin dont l’issue est mystère
Es-Tu ce mouvement au cœur de l’immobile
Cette euphonie subtile résonnant de silences
Es-Tu dans cette voix qui inspire mon âme
Cette façon de voir qui guide mon regard
Es-Tu dans la conscience où tout est contenu
Dans cette aspiration pour le beau et le bon
Es-Tu là…
À Te manifester aux regards éblouis,
Rayonnant, invisible au sein de toute vie,
Lumineux et Vivant au cœur de la beauté,
Éveillant par la grâce les âmes à Ta Présence
Es-Tu là…
Quand de Toi j’ai conscience,
Là, quand j’invoque Ton Nom,
À Te manifester aux regards intérieurs
Animant de Ton souffle les temples où Tu palpites
Es-Tu là…
Car je Te vois et je Te sens
À chaque instant…

 L’accordeur

 

Ô ineffable esprit qui toute chose anime
Tu souffles sur la terre ta puissance de vie
Emplissant l’Univers de ton chant silencieux
Et dans le vent d’hiver les jours de grande peine
Et dans le vent d’été les jours de grande joie
Comme une résonance au plus profond de moi
S’élève dans mon âme ta mélopée secrète
Et ces jours de grand vent, pareil à un archet,
Ton ineffable souffle, sur mon cœur à l’écoute,
En fait vibrer les cordes comme d’un instrument
Ô ineffable esprit qui toute chose anime
Tu souffles dans mon âme ta puissance de vie
Accordant ma musique à celle de l’Univers
M’accordant de jouer dans ta composition.

Le lien

 

 

Tu me regardes
Tu me souris
Tu me touches
Tu me parles
Et comme une onde bienfaisante
Ton amour se propage en moi
Il fait de grands ronds dans mon cœur
Et rayonne jusqu’à mon âme
Me reliant à l’Univers
Et à tout ce qui est vivant.
Du plus profond de mes cellules
Je sens sa force m’animer
Et me donner cette énergie
Qui chaque jour me met debout.
Ton amour est source de vie
Où sans fin je viens m’abreuver
Une onde claire et transparente
Où j’ai plaisir à me baigner ;
Il m’éclaire de sa lumière
Me réchauffe de sa tendresse
Il m’offre sa vitalité
Sa paisible tranquillité.
Ton amour est la voix du ciel
Il est la voie de l’essentiel
Il est le lien qui nous unit
Le lien qui nous relie au monde
L’unique lien qui fasse sens
L’Unique qui noue toutes choses
Et je le sens vibrer en moi
Ce lien fragile et si puissant
Oui, je le sens vibrer en moi
Ce courant d’amour continu
Et passer de ton cœur au mien
Et de nos cœurs à tous les cœurs.
Tu me regardes
Tu me souris
Tu me touches
Tu me parles
Et comme une onde lumineuse
Ton amour se propage en moi
Il fait de grands rais dans mon cœur
Et rayonne jusqu’à mon âme
Me reliant à l’Univers
Et à tout ce qui est vivant.

L’insaisissable

 

Fugace instant du regard qui se pose
Qui le temps d’une grâce saisit l’insaisissable
Traversant la membrane de conscience vivante
Qui sépare les mondes et pourtant les anime.
Indicible durée où le regard se pose,
Durant lequel on voit, durant lequel on sent,
Où conscience soi-même s’écarte un peu le voile
Permettant à l’esprit d’en goûter l’ineffable,
D’entendre en soi la source couler dans l’Univers,
D’y approcher son âme pour la désaltérer
Et d’apaiser la soif qui sans fin la tourmente.
Indicible seconde où le regard se fond,
Où le temps d’un éclair il abolit l’espace,
Décousant le présent, franchissant le néant,
Révélant l’invisible dans cette déchirure,
Accordant à l’esprit, tourné vers ce dedans,
D’en saisir la substance et d’en chercher le sens.
Indicible durée où tel un papillon
Se pose le regard sur le bord du réel,
Où ainsi qu’une main emportée par l’élan,
Il perce l’au-delà plongeant dans l’inconnu,
Rapportant de ces lieux visions et intuitions
Que l’esprit inlassable traduira en images.
Car cela ne dure pas, éphémère est la grâce.
De ces instants fugaces, demeure le poème :
Mémoire du voyage vécu par la conscience
Qui captant, réceptive, ce langage hermétique,
A donné sens et forme à ce qui n’en a pas,
Témoignant grâce au verbe de ce monde invisible.
Fugace instant du regard qui se pose
Qui le temps d’une grâce saisit l’insaisissable
Pénétrant la mémoire de l’Essence invisible
Qui toute chose imprègne et toute chose inspire…

Fille du vent

 

Je suis fille du vent, du jour et de la nuit ;
Je suis fille de la terre, du ciel et des étoiles ;
Je suis fille de l’eau, de l’air, fille du feu.
Je suis fille du soleil, des astres et du cosmos,
De tous ces éléments dont est issue la vie.
Je suis fille du Père : Mère de toute vie,
Fille de ce Grand Mystère qui tout a engendré,
Fille de cette étincelle qui tout a enflammé,
Fille de cette lumière où tout a commencé….
Je suis fille du vent, de l’espace et du temps,
Fille de cette matière née dans le même instant,
De ce courant puissant qui secoue le néant
Et maintient toutes choses dans le vide cosmique ;
Fille de ce battement qui pulse doucement
Animant de sa force la moindre particule.
Je suis fille du vent,
De cette vibration plus vive que l’éclair
Qui habite l’espace et sans fin le parcourt ;
Fille de cette Lumière qui baigne toutes choses
Invisible au regard mais qui éclaire l’âme ;
Fille de cette Immanence dont le souffle inaudible
Emplit de Sa Présence l’infinité des mondes…
Je suis fille du vent et de l’Esprit du Temps,
Fille de cette pensée qui le monde conçut
Je suis fille du vent,
Fille de cet Univers qui enfante sans fin
Et j’attends sans angoisse d’en rencontrer le Père
Car je sais qu’en mon sein je Le porte déjà…

 

Fiat lux

 

Et la lumière fut !
Fulgurance jaillie
Des profondeurs de l’Être,
Animant les ténèbres,
Engendrant l’Univers,
Organisant la vie ;
Orientant chaque chose
Selon Sa volonté…
Et la lumière fut,
Pénétrant le néant
De son éclat premier,
Enfantant le cosmos
Par son flux colossal,
L’habitant tout entier
Du souffle original.
Et la lumière Est,
Visible et invisible
Partout et immanente
Emplissant de Présence
Le vide du néant
Et chaque particule
De son éternité.

Le rêveur de mondes

Issu du néant,
D’une conscience en suspension,
D’une pensée inconnaissable,
Existe le monde !
Volonté incarnée,
Verbe devenu chair,
Création de l’Esprit,
Il vit, palpite, vibre,
En lien avec son créateur,
Existant par, pour,
Et dans son regard…
Rêve illuminant le néant
À l’intérieur de l’Esprit,
Virtuelle réalité, sans fin ni début,
Où toute chose,
En dépit de son apparence,
N’existe que dans la conscience du Rêveur,
Véritable matrice où s’enfantent les mondes.
Prendre conscience du rêve, c’est prendre conscience du Rêveur et s’éveiller à sa présence…
Peut-être existons-nous seulement parce que Dieu nous rêve..

 

Ce que je sais

Je sais bien que les plus grands navires d’acier
finissent par rouiller
Je sais bien que les modes passent
Que l’hiver succède à l’automne
Que la nuit suit le jour
Et que la ronde du temps ne m’attend pas
Mais je sais aussi que le printemps chasse l’hiver
Je sais que le soleil brille après l’orage
Que le jour se lève après la nuit
Que le changement ne change pas
Et que le temps continue sa ronde sans fin
Alors je comprends que ma vie n’aura pas de fin
Qu’elle est comme toute chose
Qu’elle naît, meurt et puis renaît
Que je suis dans la ronde du temps
Que je tourne avec elle
Et que le bonheur dans la vie
C’est la vie !
Miracle de chaque instant
Où tout peut naître entre nos mains.

La rencontre

Dieu n’est pas dans les églises,
Il est sur le chemin de ceux qui le recherchent,
De ceux qui vont à sa rencontre ;
Il est dans la solitude et la beauté du monde,
Dans l’amour et la lumière,
Il est au cœur de chaque chose, chaque être,
Rayonnant et Vivant dans leur nef intérieure
Animant toute vie d’un souffle vibratoire…
Dieu n’est pas dans les églises,
Il est dans la rencontre de la beauté et de l’émotion,
Dans ce qui touche l’âme et le cœur,
Il est dans les actes, la parole et l’esprit,
Dans le pressentiment que tout est relié, uni,
Que Tout n’est qu’Un…
La Rencontre est la conscience de ce pressentiment.
Elle mène à l’éveil, à une vie nouvelle…

Vibration

 

Pourquoi suis-je ainsi ?
Pourquoi suis-je ici ?
Pourquoi suis-je ce que je suis !
Puis-je être autre chose que ce que je suis
Ou faut-il que je sois ce que je suis !
Existe-t-il un élément inconnu qui préside à notre devenir ?
Ou sommes-nous seuls face aux portes de l’avenir ?
Sommes-nous maîtres de notre destin
Ou est-il à jamais scellé en nos mains !
Tant de questions existentielles
Et tant de réponses superficielles ;
Pourquoi tout ce questionnement
Et où mènent ces raisonnements ?
Il serait si facile de se laisser aller ;
Pourquoi n’ai-je cette légèreté !
Poussée par une soif inextinguible
Je cherche infiniment cette oasis invisible
Espérant de mon vivant encore
Étancher ma soif avant la mort.
Car je ne peux penser en toute conscience, en toute impunité,
Que je ne sois rien, et par là même revendiquer
Le droit à la liberté d’être ce que je veux seulement faire exister,
Me dégageant, me désolidarisant de l’ensemble, du sens.
Car tout a un sens, je le sens,
Et que nous le voulions ou non, tout va dans ce sens.
En effet, suis-je seule au monde ?
J’y ai été appelée par d’autres déjà dans la ronde,
J’ai été créée par ceux que d’autres avaient créés,
Je suis donc l’affiliée d’une unique lignée
Et tous, par cette interdépendance,
Perdons notre illusoire indépendance ;
Dépendants les uns des autres,
Imbriqués les uns aux autres,
Soudés infiniment par cet invisible,
Ce Tout qui nous échappe et nous déstabilise,
Nous sommes comme une immense vibration,
Une gigantesque respiration !
Nous existons par l’autre qui existe pour nous
Et nous existons pour l’autre qui existe par nous.
Dans une telle dimension,
À l’incommensurable horizon,
Notre réalité et toutes ses confusions
Tels l’intolérance, le racisme, le sexisme, toutes ces notions,
Disparaissent totalement
Et deviennent sans fondement,
Inutiles devant l’énorme évidence
Que nous ne sommes… qu’une existence….
Une seule et unique existence…
Qui palpite et respire de concert
En vibration avec l’univers…
Et peut-être avec Dieu…
J’aime beaucoup tous tes poèmes, mais j ‘ai eu 1 forte emotion en lisant « ce que je sais » tu dis vraiment dans ce poème ce que je pense et tu le dis d une maniere si « brute » et « instinctive » que j’ en arrive a me dire que c’ est l’ un des + beau poéme que j’ ai lu, du haut de mes 28 pages de vie ! bisoux Mathieu 6.2.12

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